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Le blog de Michel Giliberti

fougeres-b

Lorsque j’étais à l’école maternelle, à Ferryville, en Tunisie, ma maitresse s’appelait madame Fougère… Ce nom me plaisait beaucoup, il me transportait de plaisir et me donnait matière à rêver. Un jour cette maitresse demanda à maman que je lui fasse des dessins « rien que pour elle ». Je me suis exécuté illico (ma première commande en quelque sorte).
Tout ça pour vous dire que depuis cette époque bénie de l’enfance, j’aime toujours ce nom de sous-bois, ce nom de « Fougère ». Le plus amusant, c’est que les fougères poussent naturellement de toute part dans mon jardin. Je les laisse faire et ne les contrôle pas ; je cours même en acheter d’autres, plus rares, qui palpitent avec elles dans les coins ombrageux sous les cèdres qui rendent la terre acide et noire. Vous voyez, aujourd’hui, j’ai plein de maitresses.

 

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Tarmac-b11 juin, neuf heures et demie, je signe enfin ce tableau… le dernier désormais, jusqu’au prochain. Quand Florian a posé, je n’ai pas réalisé à quel point la mise en image de cette toile étaient liés à un souvenir cruel de mon enfance... Un jeune homme assis, pensif, qui considère ( ou pas ) un bouquet de plumes dont on ignore comment il tient à la verticale ; est-il  coincé entre ses cuisses ? Serré dans une main ? En lévitation ?tarmac-2-bPeu importe, les années se barrent ; elles me replongent au cœur d’un après-midi de grande chaleur en Tunisie. Le temps est immobile. J’ai quatre ans et demi, je suis accoudé sur le bureau de mes sœurs et je dessine une jeune femme nue. Je suis très appliqué, je vis intensément cet instant, c’est même incroyable comme cet instant est physiquement intense. Maman est à la cuisine, je pars la retrouver… je vais lui raconter...tarmac-4-bLa calligraphie arabe dit « J’étais si près de l’envol »… cette traduction est à la verticale sous l’accoudoir, près de la main.Tarmac-3-b

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maraboutLe calme, la tranquillité… éléments essentiels pour se ressourcer.
Je me souviens de ce jeune homme assis au pied d’un grand marabout. Il semblait capter la plénitude de cette fin de journée, quand le soleil entame son voyage pour un ailleurs qui se réveille et qu’il embrase les visages, ici, où tout va s’endormir.
J’ignore si les pensées de cet inconnu étaient sereines ou non, mais je veux croire que oui.
« L’instant » détient tant de secrets pour ceux qui sont à son écoute et j’aime à croire que ce soir là, sur l’ile de Kerkennah, certains d’entre eux se livrèrent à lui…

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rodho Un peu de rosée matinale sur les fleurs comme autant de fraîcheur sur vos joues, chères mères du monde entier… Plein d’amour, plein de respect.

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l'atelier-au-coucher-du-sol

Et voilà… la journée s’éteint. Dans l’atelier les rayons du soleil qui commence à se coucher, viennent illuminer le tableau sur lequel j’ai travaillé toute la journée. Dans le jardin, les merles se racontent leur quotidien et la grive exagère. Est-ce à dire que la vie est belle ? Dans ces moments-là, je veux bien le croire, mais tout est si fragile. Tout est si démesurément fragile…

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enfants-sortie-de-l-école

Et si tout est arrivé par ici, c’est que rien n’y est comme ailleurs. Sourires ou larmes, rires ou cris, tout est multiplié, tout est promesse. Les flammes sèment le courage et le jasmin signe une révolution… Dites aux oiseaux de mauvais augure qu’ils s’égosillent pour rien.

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jardin-au-petit-matinTôt, ce matin. Après une courte nuit, le coeur du jardin se réveille. Le mien aussi

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Garçon-matmata-3-blog-2

Je ne sais rien de lui… rien de ses tourments, rien de ses plaisirs.
Cinq heures de route non-stop. Je n’étais plus loin de Tozeur. J’ai arrêté la voiture à l’entrée d’un petit village pratiquement désert à l’heure de la sieste. Je suis descendu de la voiture pour me détendre.
C’est à cet instant que je l’ai vu. Il était assis à même le trottoir, le dos contre un mur, à quelques mètres de moi. Je lui ai adressé un salut de la main auquel il a répondu d’un signe de la tête et d’un sourire.
Le silence était total ; la chaleur, enveloppante comme je l’aime, de celle qui fait vibrer l’air et donne l’impression, à l'horizon, que les routes s’évaporent dans le ciel.
J’ai fait quelques pas dans sa direction et je lui ai demandé si je pouvais le photographier. J’ignore d’où m’est venu ce courage. Il a glissé une main dans ses cheveux, mais le gel a empêché toute transformation. Il a semblé hésiter, mais très vite, d’un battement de paupières, il accepta.
Et voilà… La rareté des clichés autant que la brièveté des rencontres me plait énormément, aussi je n’ai que deux photos de ce garçon incroyablement serein, incroyablement photogénique dans son absolu dépouillement qui a pourtant enrichi ma mémoire.

garçon-matamata-2-

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moez-rocher-b  C’est au bleu mauve des matins nus
Quand ta peau sombre buvait le ciel
Que tes langueurs de souverain
Mordaient l’esprit du vieux lion.
Tes notes lourdes
Sourdes ou sottes
Peuplaient ma tête
Comme l’or pâle des pâles orgues
Des cathédrales de mon enfance.
 
Maux et morsures
Censure des mots.
 
J’aimais pourtant ce grand voyage
Entre sourire et rire aurore.

© Giliberti

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Le-lien

  • Je ne sculpterai plus…
  • La veine d’améthyste
  • Sous l’ambre de ta peau
  • Me rassasie du marbre.
  •  
  • Je n’esquisserai plus…
  • Tes yeux de pierre noire
  • Dessinent mes ardeurs
  • Et gomment le sommeil.
  •  
  • Je ne ferai plus rien…
  • Tes gestes de ruisseau
  • Tes danses autour du puits
  • Suffisent au créateur.
  •  
  • Je ne vieillirai plus…
  • La pourpre de tes lèvres
  • Incendie mon déclin
  • Des plus rouges clartés.

  •  © Giliberti

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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