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Le blog de Michel Giliberti

Dave-2

La bête qui vit en moi attend toujours de tes caresses, mais un hiver maussade et un été humide lui donnent l'envie d'un autre maître.
Je me barricade derrière l’ennui. Petite résistance et douce revendication.
Mon mal d’en haut, comme un carillon éolien, tinte au gré du vent.

Hémographie des désordres © giliberti / éditions bonobo 

 

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Daoul-et-le-pot-

À la moisson des grands échanges humains, faisons comme le coquelicot, tache d'amour, rouge éternel au creux des blés si blonds, le sang de nos labours pour récolter tout le bonheur des hommes.

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Le-grand-sommeil-b

Devant,
Rien.
Nul envol, nulle promesse
Derrière,
Tout.
Belle embrouille, fausse kermesse.

© Giliberti

 

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abdoul-cigarette-3Quand les roses finirent par ne plus rien sentir et que, derrière les grilles, la rue devint une tache abstraite…
Quand le souffle vital vint de sa cigarette et que le silence s’installa à deux brins de tabac...

Abdoul-cigarette-2Nulle envie d’un coin non-fumeurs...
Non, juste celle d’absorber le brouillard bleuté qui sortait de sa gorge et agaçait mes yeux.
Abdoul-cigaretteJuste cette nourriture en lisière de ses lèvres et au terme de ses doigts.

Je publie de nouveau ce petit post mais avec une meilleure qualité des photos. (meilleur scan)

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fuite-d'idéologie-3

Possible ressemblance
Sensible déchéance
Audible dissonance
Et après ?

© Giliberti

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  • L'oiseau

Tu ne t’es jamais envolé
Mon air
Pas même une fois pollué.


Tu t’es protégé des trous noirs
Mon air
Adepte des cris en parloirs.


Même si s’infecte ta blessure
Mon air
Je ne peux rien à ta torture.


Va donc crever sur d’autres sables
Mon air
Que je goûte à l’irréparable.

© Giliberti

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AFRIQUE

Et la violence sur terre continue à mettre en miettes les idées pures des utopistes, ceux qui voudraient que la terre ne soit pas que ce ballon bleu meurtri des coups de pieds des hommes, joueurs inconscients en train de sauvagerie. Mauvais jeu, mauvais trip. Chaque coup, chaque blessure, est un affront, une fêlure… un mal irrécupérable ! Aidons-nous !

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elie-dans-le-noir

Un effluve d’encens
Ou peut-être un parfum
Lourd et âcre, à l’entrée de la nuit.
Le vieux singe s’endort
Au raphia du panier
Puces et rêves à ses poils mêlés.
Sous le bronze de la cloche
Le battant s’assoupit
Il est l’heure d’une laine sur l’épaule.
Tu me dis qu’il faudrait
Un piano et des notes
Tu divagues, je souris et j’acquiesce.
L’Izarra de tes yeux
Dans ce cuivre d’automne
Me réchauffe le sang.
J’aimerais un pays
Beau comme ton regard
Où le temps n’a pas lieu et corrige les maux.

© Giliberti

elie-dans-le-noir-2

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jardin-b-17J’ai beau être un enfant de la Méditerranée et me délecter des jardins du sud, j’aime aussi ceux de toutes terres et bien évidemment, le mien en Haute-Normandie.
Je l'aime jusqu’à ses herbes injustement qualifiées de mauvaises et qui habillent si bien ses espaces sauvages et permettent ainsi un écho système. Les petites fleurs qui en naissent sont une providence pour les papillons. Les autres, celles que j’ai choisies et plantées sont une satisfaction pour ma contemplation.

jardin-b-23J’ai commencé à le créer, voilà plus de vingt ans. J’y suis très attaché. Chaque recoin est le fruit d’un effort ; chaque recoin est un souvenir. Où que je me trouve,  je les entends me parler.

jardin-b-32.jpgLes jardins sont des lieux uniques. Aucun d’eux ne ressemble à un autre, même si tous récoltent des poésies communes, des attentes similaires. C’est pour cela qu’entre « jardiniers », nous nous visitons et nous partageons souvent des petits secrets, des histoires, à la fois naïves et vitales, qui de saison en saison, croissent tout autant que nos plantations. 

jardin-b-21

Les détails d’un jardin qui s’éveille ou s’endort sollicitent souvent mon regard, aussi je les photographie, bien que ce soit inutile dans le fond, la mémoire est le meilleur des albums souvenirs.

jardin-b-19Il faut savoir qu'un jardin, avec le temps, devient une continuité de vous, une passion absolue, au point de ne penser qu'à lui, au point d'hésiter à prendre des vacances au printemps ou au début de l'été, sachant que c'est dans ces périodes qu'il va vous éblouir et vous récompenser de vos efforts.

jardin-b-14Si pendant des années, amoureux d’une certaine harmonie de tons, j’ai privilégié les buissons à fleurs blanches, thé ou jaune paille, depuis deux ans, j’aime éparpiller des couleurs plus soutenues qui embrasent cet écrin vert et soulignent ses coins d’ombre.

jardin-b-2

Je pourrais écrire sur chacune des espèces de fleurs qui vivent au jardin, mais ce serait fastidieux, aussi, je survole le sujet en mettant en avant certaines, plus présentes en ce début de juillet.jardin-b-28Quoi de plus émouvant qu'un rayon de soleil dans l’ouverture d’une hémérocalle...

jardin-b-25... la transparence d’une feuille et de sa fleur dans les rayons du soleil.

jardin-b-9 Et la fragilité des roses ! Leurs fragrances ! La moindre gouttelette de rosée sur leurs pétales, le moindre insecte qui volette au-dessus de leurs coroles... et c'est un petit spectacle.

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... l'émergence des fleurs d'hidrangéa snowflakes (le plus beau des hydrangées) qui formeront au fil des jours des grappes énormes qui pendront comme de phénoménales grappes de raisin...

jardin-b-16Plus légères, les hautes herbes se fraient un chemin au milieu des galets...

jardin-b-37... et finiront par les recouvrir. Mais c'est aussi cela un jardin... une permanente recomposition.

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Comme ces pierres, autrefois isolées au centre d'une composition, et qui finiraient comme le temple d'Angkor si je ne surveillais pas la progression des plantations tout autour, ce que je n'ai pas fait avec les bambous, désormais seuls colonisateurs du jardin.

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Bientôt ce seront les hémérocalles qui s'étendront de toute part, mais comment leur résister ?

jardin-b-27Deux buissons taillés comme des gros bonzaïs. Cette taille permet à l'espace et à la lumière de reprendre ses droits.

jardin-b-31Quelques vrais bonzaïs aussi, bien sûr, dont cet érable japonais, prune, sur le gris de l'ardoise.

jardin-b-13Les indispensables herbes aromatiques que côtoient les fleurs...

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... et pour avoir une approche toute tunisienne, quelques plantes succulentes pour le voyage intérieur.jardin-b40

À côté d'une Ammonite, quelques pierres de l'Inchkeul, un parc naturel près de Bizerte, un de mes endroits favoris en Tunisie...jardin-b-45

... la vieille roue du puits devenue sculpture dans un trou d'ombre sous le prunus et entourée de quelques rakus de Jean-Charles, autant de turions de céramique.

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Les animaux sont au rendez-vous tous les jours, chats, poules (mais oui), rongeurs, insectes et tant d’oiseaux.

jardin-b-35Comme cette tourterelle qui se repose régulièrement sur le pied de la table du jardin.

jardin-b-15 Le coin farniente... indispensable après le jardinage...

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... sans oublier le coin-repas, en été...

jardin-b-12Puis, quand au milieu de cet espace adapté à mes aspirations de sagesse, d’introspection et d’amour absolu, vous recevez un ami tel que l’acteur Salim kéchiouche en toute décontraction, ce jardin ne devient-il pas le décor d’un film? D’un Éden de théâtre ?

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ecole-tunisie-6Dernièrement je faisais un peu de tri dans mes affaires et je suis tombé une fois de plus sur mon petit cartable d’écolier lorsque je vivais en Tunisie, à Menzel-Bourguiba. Le premier de mes cartables ! Une de mes tantes me l’avait offert. Je me souviens de mon désappointement, car je lui aurais préféré un cartable en cuir. Peu importe, aujourd’hui, sa toile usée, si modeste, a une charge émotionnelle qui vaut tous les cuirs. Il n’est jamais très loin de mon bureau.

ecole-TunisieÀ l’intérieur se reposent quelques-uns de mes cahiers d’écolier…

ecole-Tunisie-2

 …Cahier français avec tables d'addition, de multiplications, de divisions et de soustraction au verseau...

ecole-tunisie-3... jusqu’à la date de l’indépendance où les produits français se raréfient et où les cahiers deviennent arabes...

ecole-tunisie-44... avec toujours les tables de mutiplications. Nous les ouvrions à l’envers pour pouvoir écrire avec la marge à gauche.ecole-tunisie-55

Quand je pense que nous apprenions de si jolies phrases, que tout nous poussait plus haut et nous familiarisait avec la beauté, la tendresse, le respect. Bref, je ne vais pas m’étaler sur mon désenchantement devant certaines vulgarités et valeurs actuelles.

ecole-tunisie-7Dans la foulée, j’ai salué mon ours qui a exactement mon âge, 61 ans, puisqu’il m’a été offert à ma naissance et mon poupon en celluloïd, un peu plus jeune, lui, 58 ans. Bon pied, bon oeil ! Tout cela pour vous dire que si le temps passe, rien ne change des sentiments acquis. La tendresse, les mots simples, sont les choses essentielles pour se diriger tout au long de notre courte vie.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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