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Le blog de Michel Giliberti

TracesTraces de sang ou peut-être d’amour
L’œil retient ce qu’il croit avoir vu
  Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin
Tout décrire pour cacher davantage
C’est peut-être le sens d’une vie
C’est sans doute le sens de la mienne.

© Giliberti

commentaires

H

Et si l'amour était le sang de l'âme ?


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M

Le sang est ma grande énigme, Henri-Pierre...

Michel 


C

"dont la volonté essentielle n'a pas d'autre ambition que d'aller vers l'autre"

Me concernant, c'est un besoin (dont je me serai bien passé)
Je rejoints également le point de vue d'Eva concernant les douceurs de la vie...

Amicalement.


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M


Je te comprends bien... Il est de plus en plus difficile dans une société comme la nôtre d'avoir tout simplement envie d'aller vers l'autre,
c'est même suspect.
Quel dommage! 



N

"mais je pense que peut-être nous avons tous des souvenirs communs qui ne se dévoilent qu'au moment de leur lecture imprévue sur la toile, la pierre, la musique."
Et oui mon Michel, c'est tout simplement notre humanité commune qui nous lie les uns aux autres, ni plus, ni moins...

Je t'embrasse :)


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M

Certainement et c'est bien naturel dans le fond.
 @ bientôt Nath

Michel 


E

Masque-papillon, Visage-coeur...Malgré la douceur, ou bien à cause de la douceur, la vie entière n'est qu'une blessure...


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M

Je vous rejoins Eva. Tellement ! Mais je dis toujours que la blessure a l'avantage d'inspirer et n'empêche pas le bonheur tout de suite après. "Masque papillon, visage coeur" comme c'est
beau...
 @ bientôt Eva. 


N

et toujours ce regard... si mélancolique...si doux...si profond...presque sans fond... ta vie a un joli sens Michel... garde bien le cap! encor merci du partage privilégier et bises du nyco


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M

Un sens à ma vie... c'est beau et c'est peut-être vrai puisque je peins depuis l'enfance, mais c'est un sens chaotique, puisqu'il dépend de tant de paramètres existentiels. En tout cas merci Nyco
pour ces échanges féconds.
 @ bientôt

Michel 


N

Il me semble que ces traces ne peuvent être que d'amour, de l'amour partagé -et échappé?-auquel le personnage pense intensément malgré son crâne ouvert.
Plus que l'oeil, le regard est profond et se défend de tout chagrin;  la main empêche-t-elle la bouche de parler, d'en dire trop?...
Je partage pourtant bien le point de vue que c'est dans le bruit et l'excitation que l'on peut se laisser aller à la souffrance .
Je déteste le mot "chagrin"... qui, d'ailleurs, n'a que des synonymes "faibles".
Décrivez, cher Michel, avec tous vos sens et vos dons pour m'aider à trouver un sens à ma vie.
Fidèle Nabeth.

 



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M


Oui, de l'amour !  et figurez-vous que dans la journée une image d'enfance m'a traversé la tête me donnant la preuve maintenant que ce tableau n'est pas gratuit et qu'il est en rapport
direct avec l'amour que mes parents avaient l'un pour l'autre (et quand je parle de leur amour, je parle aussi de l'attrait réciproque qu'ils ne cherchaient pas à contrôler)... c'est une belle
histoire impossible à raconter, mais que le tableau a "recadré" si j'ose dire dans mes souvenirs.


Donc la main empêche la bouche de parler... mais pas de vous embrasser Josie,


 @ bientôt



Michel 



R

il est vrait que ce que l'oeil retient est très différent de ce que "l'âme", se souvient...
rejane


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M

Oui, Réjane et en plus l'oeil est une caméra et peut se faire tout un cinéma... bien que le metteur en scène soit toujours la tête.
 @ bientôt,

Michel 


N


Alors c’est l’atermoiement qu’il condamnable et non le chagrin.


L’atermoiement nourrit entretien la blessure et ne permet plus d’avancer ni de construire.
Alors que le chagrin lui aide à guérir la blessure et s’exprime avec pudeur. La cicatrice que laisse la blessure restera mais ne sera plus douloureuse, elle permettra ensuite de retrouver la
vie, différent, autrement, grandi, on oublit pas mais on poursuit. Et pour l’artiste, cela lui permet de donner encore une autre expression de lui, une expression commune à l’autre, d'être
en partage avec l'autre.


Voilà pourquoi un tableau qui nous interpelle un jour, on ne sait pas très bien pourquoi prends sens un autre jour lorsque le lien en
partage devient évident…
Pourquoi crois-tu que je me sois tant retrouvée dans cet autre l'autre fois?
Bisous



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M

Ah...Nath, je ne sais pas quoi te répondre. Je suis resté un jour en transe devant une statue équestre dans le musée d'Athènes. Incapable de comprendre l'émotion qui m'envahissait. J’étais
absolument abasourdi. Ce n'est que plus d'un an après que tout me fut révélé et c'était inimaginable... Insensé. J’ignore dans le fond pourquoi le travail d'un artiste peut parfois remuer un
spectateur, mais je pense que peut-être nous avons tous des souvenirs communs qui ne se dévoilent qu'au moment de leur lecture imprévue sur la toile, la pierre, la musique. Un peu comme on retrouve
quelqu'un après quelques années au hasard d'une promenade et que l'histoire reprend le dessus.
 Bisous Nath,

Michel 


F

C'est peut etre le sens d'une vie...
C'est surement en tous cas le sens d'une vue...
Et d'une vue partagée entre vous et nous..
et aussi de ces deux eclats dans une vue impénétrable...
Plein d'amitié pour vous Michel


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M

Deux éclats pour nous François, qui les aimons et leur donnons un sens comme ils nous en donnent un à nous mêmes.
 @ bientôt François 

Michel 


C

"Tout décrire pour cacher davantage"

Une phrase qui donne à réfléchir...
Quant à la toile, je ne sais que dire tant je ne trouve pas les mots pour nommer son effet (tout comme avec les précédentes). Sans doute parce que je me découvre au fur et à mesure face à ce style
de toile, ce style de"coup de main", d'un genre totalement neuf pour mon regard...

Bien à toi.


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M

Hicham, tout ce que tu me dis m'enchante car je suis de ces hommes dont la volonté essentielle (malgré une pudeur sans nom) n'a pas d'autre ambition que d'aller vers l'autre.
 @ bientôt

Michel 


N

Pourquoi condamner le chagrin lorsqu'il est l'expression d'un travail de deuil?


Répondre
M



C'est difficile d'expliquer, d'autant que je suis obligé de relire ce texte écrit aux aurores aujourd'hui pour tenter de l'éclaircir. Je veux
dire que condamner le chagrin, c'est condamner les larmoiements qui ne servent à rien, alors que la blessure (réelle) vit en nous quoiqu'on fasse, même si l'on rit, même si l'on chante, même si
l'on voyage... "Nommer" la blessure, cause directe du chagrin lui donne son titre de noblesse en quelque sorte. Je ne sais pas si je me suis fait bien comprendre, je suis un peu
à l'envers ce matin.


bisous Nath,



Michel 




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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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