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Le blog de Michel Giliberti




Sous la peau, la pierre

Terne et sans vie, veinée de bleu au fond des draps

Sous la peau, le froid

Terrible et inhumain aux premiers feux du soir.

Et puis…

La peur de soi

La peur de l’autre.
 

Sous la peau, le doute

Immense et redoutable à l’heure du désir

Sous la peau, l’ennui

Amer et trouble, cruel de solitude

Et puis…

La peur d’être en hiver

Sans plus savoir aimer.

© Giliberti / 2009 

 

Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

commentaires

Jj 27/11/2009 09:13


et l'on finit également sous la pierre ... 


Michel Giliberti 27/11/2009 15:19


Moi, je veux qu'on fasse n'importe quoi de mon corps, jeté, brûlé, mangé, bref, n'importe quoi vraiment, mais je ne veux pas être enterré ou alors dans un cimetière de Tunisie que je connais ; et
encore... je crois que même là, la compagnie de la terre ne m'enchanterait pas du tout. 
 Ah... ces beaux échanges plein d'optimisme... 
 @ bientôt,

Michel 


Elle 22/11/2009 14:57


sous mes paupiéres il y a encore des larmes, sous mes paupiéres j'entrevois la lumiére des prochains jours heureux, sous mes paupiéres ce joli mélange des deux
éléments....naissance d'un arc en ciel...
Michel je vous embrasse...
Elle


Michel Giliberti 22/11/2009 15:09


Merci Elle, vous êtes adorable et ...optimiste.
 @ bientôt,

Michel 


eva baila 15/11/2009 15:37


c'est un beau tableau, un tableau de science fiction... Une belle fille aussi...


Michel Giliberti 15/11/2009 20:42


Christine... Une belle fille effectivement, mère de famille désormais. Plein de beaux souvenirs quand je l'ai peinte.
Merci Eva,
 @ bientôt,

Michel 


Dông Phong 15/11/2009 10:34


Terrible moment de doute que tout homme a connu.
Félicitations pour votre belle écriture,
Bien amicalement.


Michel Giliberti 15/11/2009 15:28


Merci à vous "Vent d'est"
Ravi de votre passage,
@ bientôt
Michel 


bellelurette 15/11/2009 07:05


Ton écrit ne peut me laisser "de marbre", tant il évoque des perceptions connues...


Michel Giliberti 15/11/2009 07:19


Période difficile dans la vie d'un homme ou d'une femme, je suis bien d'accord.
 @ bientôt,

Michel 


nyco 14/11/2009 20:33


Quelle belle maniére ,Michel, de narrer ce ressenti commun à pas mal d'entre nous...
le froid,la peur,la solitude,le doute de ne plus "savoir" aimer...
merci de rechauffer notre "passage hivernal" par de si belles paroles...
c'est comme si une main venait se glisser dans la notre pour nous rassurer sur ce "désamour" du moment...
amitiés
nyco


Michel Giliberti 14/11/2009 22:27


Si j'ai pu écrire quelque chose qui corresponde aux doutes et aux peurs de pas mal d'entre nous et que la chance veut que ça puisse rassurer, j'en suis profondément heureux.
Merci Nyco pour ce témoignage et à bientôt.

Michel 


france 14/11/2009 18:31


Michel, je connais si bien cet état, lorsque l'on quitte un amour non pas par désamour, mais parce c'est trop douloureux, et lorsque l'on se retrouve seule on se rend compte que ça fait encore plus
mal, alors on erre de bras en bras, sans jamais rien ressentir, et on se dit que l'amour n'est plus pour nous. Plus jamais je ne connaîtrais cette passion qui rendait mes jours heureux, plus jamais
je me loverais et m'endormirais, rassurée, dans les bras de mon aimé. Tout est insurmontable. Puis peu à peu on s'habitue à cette solitude, on apprend à l'aimer, le sexe est si loin on a même plus
envie, se vautrait dans les bras du premier venu, et partir la bouche amère, remplie du souvenir des intenses moments passés avec celui qu'on a aimé, amour qu'on ne retrouvera jamais. Ou on
continue le chemin ou on part avec les anges.


Michel Giliberti 14/11/2009 22:37



On s'habitue à tout, hélas, mais la vie n'est plus la même.


Cependant, à tout perdre, je crois que le pire est la perte de soi, de ses espérances, de ses projets. J'aime et suis aimé depuis 36 ans. Une fin signifierait ma perte bien sûr, mais ce serait
une fin logique, alors que me perdre tôt ou tard, parce que le temps qui passe m'aura amoindri, diminué, est une perte très angoissante.


Merci pour votre commentaire France,


 @ bientôt,


Michel 



nabeth 14/11/2009 18:05


Je me relis avec horreur: toutes ces fautes, ces coquilles...
Nabeth 


Michel Giliberti 14/11/2009 22:38


On en fait tous, parce qu'on est vivants... et toujours excités. C'est bon signe.
 @ bientôt,

Michel 


nabeth 14/11/2009 18:03


Nath, merci.
Mais surtout merci à Michel GILIBERTI de permettre ces échanges.
Vos mots me touchent mais n'effacent pa ma douleur daujord'hui.
Bonne route, Nath.
Avec Michel comme guide, il n'y aque du positif à l'horizon.
Bon WE à tous.
Nabeth. 


Michel Giliberti 14/11/2009 22:40


Je vous embrasse toutes les deux
 @ bientôt

Michel 


Nath 14/11/2009 17:58


le désamour et sa solitude, n'est-ce pas un cousin de la mort Michel?
N'y a t-il pas plusieurs manières de mourir?...


Michel Giliberti 14/11/2009 18:02


Bien sûr, bien sûr, mais ce que tu décris dans ton poème est bien plus dur que le simple constat de la fuite du temps, car avec cette dernière, on peut encore composer, tandis qu'avec la maladie,
la mort, c'est si difficile...
Mais je te comprends.
 @ bientôt,

Michel 


Nath 14/11/2009 14:34



J'ai bien connu ces instants,...


Je ne sais où vous en êtes Jacqueline et Nabeth ainsi que tout ceux qui traversent aujourd'hui la froideur de ce moment, mais, prenez l'épreuve qui vous afflige tel un baton de pélerin et
cheminez doucement au grè du moment. C'est difficile, douloureux physiquement, moralement, il n'empèche que la vie reste bien présente...
J'avais écris ceci un jour... après, bien après, lorsque les mots ont pu se poser enfin...

"La mort est venue un jour flirter avec ma vie,
un jour comme ça par surprise.
Alors je lui ai dit ceci:
emmènes moi si tu veux, si tu estimes
que mon chemin s'arrète ici.
J'ai eu tout ce que la vie pouvait m'apporter de mieux:
un époux merveilleux,deux filles magnifiques,
le bonheur d'une famille unie,
alors,effectivement je peux partir comblée.
Mais quand même,
crois-tu que les miens méritent une telle souffrance,
mon mari ne mérite pas cette solitude,
et mes filles une telle absence...
Alors, contre toi je ne peux rien,
mais laisses moi encore un bout de chemin,
laisses moi encore les accompagner
quelques temps encore...Et quand tu viendras,
alors je serai prette et je te suivrai.
Ce jour,elle a frappé à ma porte
puis elle est partie...Il me reste son souvenir...
Je rend grace à son indulgence...
Sereine chaque jour de cette richesse qu'est la vie
et même lorsque les épreuves arrivent
je les prends en paix avec moi même
et en remerciant toujours
de ce que le pire peut apporter de mieux.
Transcender le mal,donne force et lumière...


c'était le 27 juillet 2002, j'avais 39 ans...
Nathgrim"

Depuis, la maladie m'a frappé une seconde fois, l'épreuve a touché l'ainée de mes filles et je peux vous dire que le pire reste l'épreuve de nos enfants...,ma seconde fille également et mon
époux aussi.

Ami(e)s virtuel(le)s,
Courage... et surtout vivez pleinement, totalement à votre rythme d'aujourd'hui ce que la vie vous apporte de bon. N'abandonnez rien, ne lachez rien, c'est un combat alors...
Je vous embrasse fort, mes pensées vous accompagnent.

Merci Michel bisous et bon week end



Michel Giliberti 14/11/2009 17:44



Je n'ai rien à ajouter en dehors de mes remerciements Nath pour un si long et si sensible commentaire ainsi que ton poème. Douloureux moments effectivement. Je dois cependant t'avouer que mon
poème ne voulait pas parler de la mort mais du simple "désamour" quand l'envie se meurt, que le désir se barre et que l'on découvre la froideur nouvelle de sa solitude...


Merci encore,


 @ bientôt

Michel


nabeth 14/11/2009 13:51


Très cher Michel, j'aurais été incapable, en ces temps, vous dire combien et comment vous m'aidez.
A quel point vos mots sont terriblement justes. 
Michel, vos savez comme je vous aime... et je  me demande, en cet instant, si je suis bien  "objective" ( qualificatif que je déteste) .....Je vous remercie encore pour votre talent
et votre amour des autres.
Nabeth 


Michel Giliberti 14/11/2009 17:46


Merci chère Nabeth ; je suis comme vous, je n'aime pas l'objectivité, alors aimez-moi, c'est tellement mieux, tellement plus simple .

Je vous embrasse et vous remercie pour tout.
 @ bientôt,

Michel 


jacqueline 14/11/2009 09:58


Michel merci à toi de retranscrire mes émotions identiques aux tiennes
C'est dans cet état d'esprit que je vis les heures du soir  et que ma plume ne peut pas exprimer comme tu le fais si bien
merci de cette communication intense qui fait écho dans mon univers


Michel Giliberti 14/11/2009 17:47


Très touché Jacqueline... je ne sais quoi ajouter.
Merci et à bientôt,

Michel 


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