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Le blog de Michel Giliberti

ecole-tunisie-6Dernièrement je faisais un peu de tri dans mes affaires et je suis tombé une fois de plus sur mon petit cartable d’écolier lorsque je vivais en Tunisie, à Menzel-Bourguiba. Le premier de mes cartables ! Une de mes tantes me l’avait offert. Je me souviens de mon désappointement, car je lui aurais préféré un cartable en cuir. Peu importe, aujourd’hui, sa toile usée, si modeste, a une charge émotionnelle qui vaut tous les cuirs. Il n’est jamais très loin de mon bureau.

ecole-TunisieÀ l’intérieur se reposent quelques-uns de mes cahiers d’écolier…

ecole-Tunisie-2

 …Cahier français avec tables d'addition, de multiplications, de divisions et de soustraction au verseau...

ecole-tunisie-3... jusqu’à la date de l’indépendance où les produits français se raréfient et où les cahiers deviennent arabes...

ecole-tunisie-44... avec toujours les tables de mutiplications. Nous les ouvrions à l’envers pour pouvoir écrire avec la marge à gauche.ecole-tunisie-55

Quand je pense que nous apprenions de si jolies phrases, que tout nous poussait plus haut et nous familiarisait avec la beauté, la tendresse, le respect. Bref, je ne vais pas m’étaler sur mon désenchantement devant certaines vulgarités et valeurs actuelles.

ecole-tunisie-7Dans la foulée, j’ai salué mon ours qui a exactement mon âge, 61 ans, puisqu’il m’a été offert à ma naissance et mon poupon en celluloïd, un peu plus jeune, lui, 58 ans. Bon pied, bon oeil ! Tout cela pour vous dire que si le temps passe, rien ne change des sentiments acquis. La tendresse, les mots simples, sont les choses essentielles pour se diriger tout au long de notre courte vie.

Published by Michel Giliberti - - Michel Giliberti

commentaires

Carlhian 27/03/2012 22:24


Bonjour , je suis de nouveau la fille de votre cousin Ange Carlhian . J'admire vraiment votre travail , je suis passioné de photographie et je les trouves vraiment très bien faîtes vos photos ,
j'espère un jour avoir autant de talent , je dis bien un jour ... Je vous dis à bientôt .

Michel Giliberti 31/03/2012 09:03



Je vous le souhaite de tout mon coeur, mais vous savez, la technique est tout à fait secondaire. Seuls l'oeil et le coeur conjugués font d'une personne ou d'un lieu, une photo :o)



Obsede-Textuel 30/06/2011 22:00



Bonsoir,


Malgré mon jeune âge, je partage votre opinion quant aux valeurs actuelles. Je trouve cela fort dommage d'ailleurs, car ceux de ma génération ont perdu l'art du langage et la grâce des mots.
Peut-être est-ce parce que c'est ma passion que cela me chagrine autant, mais en tout cas je suis las de lire mes contemporains.


Bref, votre blog est vraiment très bien. Il donne envie de lire, et j'aime beaucoup la façon dont vous écrivez.


J'espère qu'à votre tour vous viendrez me rendre une petite visite sur mon blog, et vous permettrez un petit commentaire afin de me donner vos premières impressions.


Je vous souhaite une douce fin de soirée et espère vous voir parmi mes pages prochainement. Très bonne continuation,


Obsédé-Textuel



Michel Giliberti 02/07/2011 08:19



Merci OT, je ne doute pas un instant de votre ouverture aux belles choses des mots... Votre très beau blog en est la preuve vivante. Je suis allé le consulter, j'y ai laissé un message, guère
plus, car je vous avoue ne pas avoir trop le temps d'écrire des commentaires, étant assommé de travail au quotidien surtout pendant l'été où je dois en plus m'occuper du jardin qui me happe.. Par
contre, j'aime à lire ce qu'il s'écrit chez les autres.
Merci encore, OT et à bientôt
Michel



Awatef 30/06/2011 15:17



Dans la peau d'un tunisien??? Je me plairais surement rien que pour avoir cette petite liberté de flaner seul (remarque c'est l'homme qui parle) tout au long de Guengla à la levée du matin, rien
que pour une heure au bord de la plage au crépuscule et... et... Vous voyez Me Michel, des petites choses de rien du tout qui feraient notre bonheur à nous tunisiennes mais hélas...
Respectueusement



Awatef 30/06/2011 14:20



Me Giliberti, encore une fois vous utilsez mon nom et cette fois-ci vous faites de moi un homme mais c'est pas grave et... il n'y aura pas de 3ème j'espère je rigole bien sur. C'est Awatef (une
amie à Sadok et c'est grace à lui que j'ai fait votre connaissance et pour mon grand plaisir) et j'ai cru que mon message n'était pas passé, on m'a fait écrire le code plusieurs fois. Donc ravie
que vous l'ayez reçu et je suis d'accord qu'aujourd'hui, on cherche la performance au dépends de bien d'autres choses mais est-ce que vous croyez qu'ils y sont parvenus??? Moi, en tant
qu'ancienne dans le domaine, je peux dire que le niveau était de loin meilleur au par avant. Merci encore une fois pour votre amour pour notre Tunisie.



Michel Giliberti 30/06/2011 14:47



Désolé, c'est parce que sur votre adresse mail était inscrit Saïd...Chère Awatef, alors, qu'est-ce ça vous a fait d''etre qulques instants dans l apeau d'un homme ?



Awatef 30/06/2011 12:24



Bonjour M Giliberti et merci de nous renvoyer vers ces années-là : nos premières années d’écoliers
(ya 7assra). Le cahier aux pages à petits carreaux (aujourd’hui, c’est différent, verticalement les millimètres n’y figurent plus), le porte-plume fin, l’autre un peu plus épais au milieu, les
plumes : la fine qu’on se plaisait à appeler celle du français (matière) et l’autre plus plate de l’arabe, l’encrier, notre peur bleue quand par malheur la page est tachetée… Que de souvenirs !!!
L’écriture sur cette page et qui a presque mon age est si nette, témoin de l’application de l’élève en question  quant à la leçon de morale sur l’amour, comme on a besoin de pareilles
leçons, si ce n’est que pour aider à limiter les dégâts relatifs à l’absence de valeurs et de moralité !! Étant dans le domaine, ça me révolte que dans leurs séances d’écriture, on  leur
fait copier à ces gosses des débilités telles que : Mon père est parti au marché, Ali joue aux billes… Ne serait-il pas mieux de leur inculquer des leçons de morale, sachant à quel point ces
enfants là sont influencés par leurs instituteurs : des petites phrases sur l’amour d’autrui, la générosité, le respect, l’ honnêteté… en partant des séances d'écriture, suivies de discussions,
des exemples concrets.... ??? Merci Me Giliberti pour votre royaume  si merveilleusement meublé,  si accueillant et tellement enrichissant.



Michel Giliberti 30/06/2011 12:35



Mon très cher Saïd, je bois vos mots comme du petit lait, tant ils mes touchent et me font plaisir. Je suis si sensible à la correspondance tunisienne, avec ceux sur qui j'ai ouvert les yeux et
qui allaient tout au long de ma vie alimenter mes rêves... merci, merci infiniment de me dire de telles choses, tous ces petits détails du passé d’écolier que nous étions, c'est le plus beau de
mes cadeaux. J'ai l'impression d'être toujours à vos côtés. Mais bientôt, je l'espère ce sera vrai. Les vacances ne suffiront plus.
Les temps changent et avec eux les systèmes d'éducation. Aujourd'hui, on veut des gens performants... la sensibilité ou le simple bon sens civique n'est plus la priorité, hélas.
 @ bientôt Saïd et encore merci.
Michel



Fée 24/06/2011 12:01



J'ai oublié le " peut" ...


Nous on peut pas nous oublier ...


 



Fée 24/06/2011 11:59



C'est parceque nous on pas nous ranger dans une male , nous laver dans la machine ou nous oublier dans le frigo en prenant un yaourt !


Dans quel état j'ère ?


Tu es plein d'états d'âmes ....



Michel Giliberti 26/06/2011 08:09



Heureusement qu'on ne passe pas par toutes ces étapes :o))))))



Fée 23/06/2011 21:16



"Le plus grand des malheurs c'est de n'aimer personne "


Cette phrase me fait penser aux images d'une connaissance poètique ... Une vie sans ami(e) est comme un désert sans oasis ...


Il y a des hasards incroyables dans la vie , votre nounours, ma soeur a exactement le même , il est juste plus jeune (33 ans )...



Michel Giliberti 23/06/2011 22:36



Comme quoi, les nournours vieillissent bien, en tout cas, mieux que nous...
@ bientôt Fée.
Michel



Nanie 22/06/2011 09:03



Que de tendresse et de douceur, que de vérités dans tes mots ... Les tables au verso des cahiers, je m'en souviens aussi ... Préserve la pureté de ces sentiments si beaux, Beauté, Tendresse,
Respect ... tout est dit, ce sont les piliers de la vie ... bien triste avec toi que ces valeurs s'effacent de nos jours ... Je t'embrasse Michel.



Michel Giliberti 22/06/2011 21:13



Nanie, tes mots sont aussi doux que ces petits souvenirs du passé. Je te remercie de les avoir posées par là. Ils me touchent infiniment.
Je t'embrasse bien fort et c'est vrai qu'il faut essayer de préserver les valeurs humaines, mais c'est dur... Accrochons-nous.
Michel



Tom-Patrick 21/06/2011 18:06



Très clair...Tout uncollier de" Carpe diem", en somme !



Michel Giliberti 21/06/2011 18:13



Voilà...



Tom-Patrick 21/06/2011 17:18



" Et que vivre au jour le jour n'est jamais un maillon de tant d'années" (sic)  Phrase mystérieuse pour moi !..." Ce fut un plaisir de vous lire"...?...J'aime à lire le passé simple, à la
volée , même s'il semble me congédier... (lol, comme on dit);


merci de votre réponse complète, et si "naturelle".


 Ni fétichisme, ni reniement, juste de l'Unité légère, ou quelque chose comme ça, en somme...



Michel Giliberti 21/06/2011 17:39



Quand je vous disais que j'écrivais trop vite... alors je vais tenter de mieux m'expliquer (ce qui ne veut en aucun cas dire que je serais plus clair) "Vivre au jour le jour", dit, bien
évidement, qu'on se contente du jour qui vient, qu'on le vit sans se soucier du lendemain ou de la veille... mais pour autant, on ne peut oublier que ce jour-là fait partie de tous les autres
d'une vie, et qu'il reste, qu'on le veuille ou non, un maillon de toutes les années de notre vie "de ant d'années..." (c'est tiré par les cheveux, je le reconnais ), mais que voulez-vous
quand on les perd, on s'affole:o)


 @ bientôt



Tom-Patrick 21/06/2011 15:16



Je lis, je lis, les posts, les commentaires: je suis en pays de connaissanec ET en Terre étrangère: j'aime cette double sensation. Je suis "touché", comme on dit, et de près: par les propos,
par le style, le ton, l'intime et l'ouvert...Je me demande ce que ça fait, d'emmener dans sa barque de vie ces objets d'enfance, loin dans le temps, au présent, vers le futur (je n'ai pas eu ce
choix)...Ces petits concentrés de "mana" restent-ils "acifs", opérants, vivants, ou témoins un peu inertes et dépossédés de leur magie si pregnante quand l'enfance nous habite tout entier
?...Mais ce Nounours garde quelque vertu, dirait-on, que vous invitéz encore pour l'innocence de certains sommeils ! Vous avez bien raison !



Michel Giliberti 21/06/2011 16:21



Je ne suis pas vraiment nostalgique, Tom-Patrick. Simplement ces choses sont là. Le hasard de la vie a fait que ma mère garde tout comme je l'ai dit et sa tristesse à l'idée que tout parte en
fumée à sa mort la désolait. D'ailleurs j'ai absolument tout donné de ce qui'il y avait chez ma mère en dehors de deux ou trois bricoles dont ses lunettes qui me dépannent parfois. Sa bague de
fiançailles et mes premiers tableaux qui m'encombrent terriblement, mais là, c'est mon ami qui y tenait. J’ai tendance à tout jeter, je déteste m'encombrer, j’ai une mémoire suffisante.... Mais
cet ourson et ce poupon sont si peu encombrants, ils sont juste des gardiens affectueux de mon enfance et me rappellent (avec désarrois) que je n'ai guère changé de caractère depuis, je vous
assure... j'étais déjà têtu, méticuleux, nerveux, impatient, solitaire, exigeant jusque dans mes anodines créations d'écriture et de peinture, puis tout à fait fantasque. Avec le temps, je n'ai
appris que la cuisine et le jardinage... alors je pouvais bien garder ces deux témoins de "grande vertu" :o) Pour vous répondre tout à fait, ces objets me parlent lorsque je les écoute, autant
dire quand je suis triste et que l'enfant que j'étais devient l'enfant que j'aurais pu avoir. Les objets, sans être importants, ont parfois le pouvoir de nous rappeler que la vie est un tout et
que vivre au jour le jour (chose que je préfère) n'est jamais un maillon de tant d'années.
Merci pour tout, Tom-Patrick, ce fut un plaisir de vous lire.
Michel



Roubiére Yves 20/06/2011 15:53



Merçi Michel,


pour vos réponsses apaisantes.Je suis né la-bas hé donc j'ai mes racines ancrées dans cette terre.Je suis également content pour eux,leurs vies seras meilleurs avec les innovations
prochaines.Contrairement à ma famille d'origine française je suis le seul à etre sur deux cultures hé donc! je ne me suis jamais sentis ni colon ni envahisseur.J'aurais juste aimer transporter
avec moi la DOUCEUR DE VIVRE comme la-bas, chez moi.Votre blog me l'apporte,donc je garde un beau sourire.Merçi encore.



Michel Giliberti 20/06/2011 16:02



Je sais tout ça,Yves et c'est pour cela que je vous comprends tant... Nous sommes un peu les enfants d'une terre mère qui nous aurait adoptés... c'est toujours inconfortable et délicieux à la
fois. C'est même une chance, car notre esprit n'est jamais au repos...
 @ bientôt et merci.
Michel



nyco 20/06/2011 07:21



bonjour Michel,


tes commentaires sont beaux et touchants...


peut être une certaine sagesse que l'on assimile arrivé à un age mûr...


ta Maman ayant cette sagesse ,a su te la transmettre par ces objets si simples..


une jolie maniere de "passer le flambeau" et de dire : il ne faut pas renier son passé et se souvenir de ses racines...


les plus grands chênes tiennent debout grâce à leurs racines...


à sa maniére,ta Maman t'a une derniere fois fais une "leçon de morale":


"n'oublions pas nos origines"


je t'embrasse Michel..ainsi que ton nounours!



Michel Giliberti 20/06/2011 09:14



Merci Nyco... oui, à l'automne de sa vie, certaines choses ressourcent un peu et paraissent moins dérisoires qu'on le pensait quand on était plus jeune, mais ce n'est pas de la nostalgie, c'est
juste qu'il faut se dire que ça a existé, que ce que nous sommes devenus a bel et bien dépendu de cette époque... c'est comme les arbres effectivement, Nyco...
 Je t'embrasse, @ bientôt mon ami.
Michel



Roubiére Yves 19/06/2011 16:51



En 2010,apres avoir posé mes valises un peu partout en tunisie,j'avais ENFIn décidé une derniére visite pour FERRYVILLE! J'ai promené ma mémoire un peu partout sans oublier de demander aux
passants l'adresse des lieux.Mon école,Mon église,L'OLYMPIA,et la route de YAYA!ect ect...jusquà la rue LAMARTINE! Arrivé au bas de la cote de YAYA,j'ai regardé la route un bon moment, je n'avais
plus de courage pour continuer.J'ai tourné le dos,et s'est là! à cet instant précis que j'ai enfin vu MENZEL-BOURGUIRBA. J'étais devenus un étranger!



Michel Giliberti 19/06/2011 18:19



C'est terrible ce que vous dites là... mais je peux vous assurer que si le nom français de ferryville est devenu Menzel Bourguiba, dans les coeurs de ses habitants, lorsque vous parlez avec eux,
vous restez un des leurs. J’ai eu des discussions d'une émotion invraisemblable. De toute façon, tous les colonies ou protectorats ne nous donnent pas le droit d'oublier que nous ne sommes jamais
les fils du pays colonisé et que ce procédé est atroce. Je préfère une Tunisie tunisienne... ça n'aurait jamais dû être autrement. Ça n'a engendré que des souffrances... Mais le temps passe et se
calment les esprits et les coeurs. Je vous embrasse Yves.


Michel



Roubiére Yves 19/06/2011 16:27



Michel,


émontionnellement j'en suis ressortis avec les yeux brillants.Que dire d'autres?sinon respecter tout! les mots,les objets qui ont peuplés notre enfance, LA-BAS.


Accepter un retour en arriére dans notre mémoire! c'est peut-étre pas toujours aisé,pour vous pour eux et pour moi,ils nous faut un peu de courage.Mes souvenirs ne sont à se jour plus
matérialisés!Rien!! juste des images collées comme des timbres poste sur des cartes postales envoyés à moi méme.Je suis partis un peu avant la grande débacle dut à la nouvelle indépendance.J'y
est laissé mes pleurs,mes jouets et mes amours de gamins.On ne ma pas donné le choix!c'est le seul regret que j'ai à se jour.Alors!avec une goutte de sourire,j'ai découvert mon premier flocon de
neige à 11ans un beau matin dans les vosges.


Je dois vous avouyer que sa fait un choc!.


Merveilleuse semaine à vous, avec sérenité et joie.



Michel Giliberti 19/06/2011 18:14



Votre commentaire est particulièrement touchant Yves... tant de sensibilité et de délicatesse. Je vous comprends croyez-le bien. Moi, je ne peux pas dire que je souffre de ces souvenirs, car je
retourne souvent en Tunisie et le fait même fait que nous ayons quitté le pays un peu avant les événements (2 mois) nous sommes partis en toute quiétude. Toute fois, question émotions, je ne
savais pas que c'était un feu qui couvait.
 @ bientôt mon cher Yves et encore merci.
Michel



kay 19/06/2011 14:07



Touchant.


"Créer c'est toujours parler de l'enfance" Jean Genet



Michel Giliberti 19/06/2011 16:13



Il n'y a pas de phrase plus juste... à la question d'un journaliste qui me demandait pourquoi je peignais, j'ai répondu "Peindre, c'est une continuité de l'enfance"... Tout cela se rejoint, merci
Kay.
Michel



eva 19/06/2011 14:02



Comme c'est joli Michel... Moi je n'ai plus rien... D'ailleurs, si je les avais encore, je les jetterais à la poubelle tellement mon enfance s'est perdue dans les sables mouvants... tellement
j'ai détesté mes maîtresses d'école et les tables de multiplication, tellement tout cela m'est étranger, tellement mon enfance a commencé à 20ans...



Michel Giliberti 19/06/2011 16:20



Eva, vous savez, je n'aime rien garder, il se trouve que ma mère gardait tout et il y a 6 ans environ, elle m'a supplié de prendre ces petites choses chez moi, de peur qu'elles s'égarent après sa
mort. Je lui ai fait plaisir et c'est ainsi que j'ai un tas de petites bêtises attendrissantes, je le reconnais, puisqu'il y même mes premiers dessins, et mes premiers tableaux... c'est
encombrant, mais voilà, c'est comme si je regardais le travail d'un fils. Il n'y a que le poupon et l'ours que j'ai à la maison depuis déjà longtemps.
Vous me dites avoir détesté les maitresses et les tables de multiplication... c'est normal, vous savez, et ça construit aussi, vous êtes certainement cette femme ouverte grâce à ces petits
bobos.
 @ bientôt jeune fille :o)



laura 19/06/2011 13:13



Quel bonheur, cher Michel, de lire ces mots simples, affectueux et tendres.
J'ai aussi gardé toutes mes poupées -mes élèves, car j'ai joué à la maîtresse jusqu'à un âge avancé- et mon "baigneur", un peu moins costaud que le votre: c'est normal, il es plus âgé! J'ai
encore les vêtements que ma grand-mère tricotait pour lui.
Je n'ai pas de cahiers; il faut que j'en parle à ma mère...
Vos photos et ces souvenirs de votre enfance me plongent un peu dans la mienne: un bain de bonheur et de tendresse.
La tendresse est pour moi le sentiment essentiel, vital.
Mille tendres mercis, mon cher ami. 



Michel Giliberti 19/06/2011 16:25



Il va falloir qu'on joue ensemble, alors Laura... ça va nous occuper. Mon ours est près de mon lit, figurez-vous ( un comble) et quand je suis malade, je le prends avec moi sous les draps.
Je me fous absolument de l'ordre des choses et de la logique. J’en ai suffisamment quand il faut en avoir. S'oublier fait du bien. Pour moi aussi la tendresse est importante, c'est un sentiment
qui ne génère aucun conflit, contrairement à l'amour...
 je vous embrasse Laura,
@ bientôt
Michel



Nathalie 19/06/2011 13:02



Comme c'est joli tout ça!!


J'ai un livre de lecture dans la vitrine, quelques cahiers au grenier.


Le cartable est passé à ma soeur, puis mon frère, puis la poubelle...


 Mon nounours, le pauvre a fini pelé, aveugle, déchiré... à la poubelle (un ras le bol maternel...)


Et mon bébé, c'est axactement le même que le tien vêtements mis à part, c'était celui de ma mère enfant. Il trone sur la selette de l'entrée aujourd'hui:)


 



Michel Giliberti 19/06/2011 16:27



C'est marrant tout ça... attendrissant et surtout, c'est la preuve de nos émotions passées, quand l'innocence était absolue... non, elle est toujours absolue, quelle idée, voyons
je t’embrasse Nathalie,
Michel



Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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