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Le blog de Michel Giliberti




Mehdi-la-nuit

D
u bruit, des fleurs
Et dans tes ruelles
Le bleu qui joue avec le blanc.
Puis sous la chaleur
Des portes qui scellent
Les rires mais aussi le sang.
Tunis, tes heures ne sont plus les miennes
Elles ont des ardeurs qui trop m’aliènent
 Mais c’est là que je respire pourtant.
Ton cœur qui brûle
Quand le mien se glace
 C’est encore ce qui me convient.
Je déambule
Entre les terrasses
D’une médina qui n'entend rien.
Tunis, mes heures ne sont plus les tiennes
Elles ont le goût d’une douleur ancienne
  Notre histoire ne s’écrit plus vraiment.
Tunis, mes jours
Sont comme tes souks
  Bradés, brûlants, brutes à la fois.
Traquer l'amour
Dans tes vieux fondouks
 Se paie très cher à chaque fois.  
Tunis, la musique dans tes cafés
Ne masquera jamais tout à fait
Les yeux cernés du blues de mes nuits
Du blues de mon ennui
Du blues de toi. 

© Michel Giliberti 

  

Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

commentaires

Laura 19/10/2010 15:41



Revenir à Tunis, à travers vos mots rouges comme des braises sur le fond noir des impasses secrètes des souks, revenir à Tunis "avec" vous rend l'instant plus doux, plus supportable.


Votre magie c'est votre force immuable.


Je vous embrasse, cher Michel.



Michel Giliberti 19/10/2010 21:37



Chère Laura, merci pour vos compliments si poétiques qui me touchent beaucoup.
 je vous embrasse


Michel



Yves ROUBIERE 22/01/2010 16:19


Bonjour,
ç'est TUNIS et ç'est en meme temps notre mémoire qui nous accompagne pour un long voyage chargé d'émotion à chacun son paradis encore présent.
Tous se doit d'étre là! les bruits,les odeurs,les couleurs,les gouts,les regards échangés de plein fouet ou plus discrets.On le  partage avec l'ami du moment il nous entraine pour cette
délicieuse promenade.C'est deriére une porte ou un couloir que les plus belles confidences se font.Une promenade à TUNIS ou ailleurs reste toujours innoubliable parce-qu'elle est chargé de
complicité et d'agréables souvenirs.Et meme le prénom de l'ami reste accolé sur le mur peint 
d'une facade.Pour ma part j'aime se genre de ballade.


Michel Giliberti 23/01/2010 10:14


Oui, c'est notre mémoire parfois un peu malmenée... mais comment resister aux souvenirs quand ils vous parlent tant ? avec ou sans ami (la dernière solution étant de loin la meilleur à mes
yeux)
 @ bientôt Yves,

Michel 


Chris-Tian Vidal 18/01/2010 22:23


Ah, ces souvenirs, cette vie qui n'est plus de la vie et qui pourtant fait si mal, disait en substance Albert Cohen. Merci mon ami Michel de ce moment de délice que je viens de passer en ta
compagnie et au coeur de tes anges si redoutablement beaux de désirs. Je t'embrasse bien fort. Et Tunis, dans ton coeur, je te demande de bien prendre soin de toi.


Michel Giliberti 18/01/2010 22:28


"Albert Cohen", comme ce nom chante à mon oreille, autant que sa "Suzanne" que j'ai tant écoutée et qu'il est bon de te lire, de savourer tes mots.
 je t'embrasse Christian,
Michel 


Yves ROUBIERE 18/01/2010 17:55


Bonjour,
SALAM ALECOM.
Me voilà de retour de mon séjour entre Bizerte et Menzel,séjour sous une pluie battante et des vents force7/8.Un froid sibérien mais j'ai profité de toutes les lumiéres.Ballades sur le vieux port
de Bizerte et arret au café de Paris à Menzel.Je n'oublie pas une visite devant l'ancienne église st Joseph aujourd'hui bibliotheque municipale.Des rencontres riches en rires et confidences,et des
photos pour ne pas oublier et une envie d'y retourner au printemps pour profiter
de la nature entre Ichkel et Mateur.Les voyages qui ne sont jamais remboursés par la sécu! nous font un bien fou.


Michel Giliberti 18/01/2010 18:02



Voilà des nouvelles qui font du bien... 


Pour le temps, il fait souvent froid en janvier, avec du vent, c'est la côte. C'est le nord vraiment, même si ce n'est pas notre nord de la France, c'est quand même un climat très proche.


Mais vous avez raison, retournez-y au printemps, Bizerte est nettement plus animé et tout change.


@ bientôt Yves



 Michel 



mocktarjunior 05/01/2010 08:41



 


le marteau frappe encore et encore ,


la terre; d une bille d école passe a la boule d un scarabée


La rivière sur laquelle nous dérivons chaque jour se contente de nous montrer les paysage de ces rives parfois magnifiques qui nous rappelle que notre vie est rythmée d absences qui s étoffent a
mesure que le soleil se couche pour se relever .


J attends la prochaine cascade qui me laissera a nouveau le choix



Michel Giliberti 05/01/2010 09:14


Te voilà devenu un adepte de Confucius... J'espère que la prochaine cascade te menera à des rives plus sereine, ma biche.

je t'embrasse très fort.

michel 


Jacqueline 04/01/2010 19:52



Bonjour Michel .......Mes meilleurs Voeux de bonne année  avec qq phrases qui te sont dédiées pour l'immense partage que tu nous offres  chaque jour.....


 


Michel......


je t'aime car je te lis, je t'écoute d'une façon toute particulière, en vibration pleine de présence et de bienveillance j'ai un regard profond dénué de jugement et
pleinement ouvert à ce que tu nous transmets


Merci Michel et reçois toute ma confiance


Jacqueline



Michel Giliberti 05/01/2010 09:20


Très ému Jacqueline, très touché par tes mots si sensibles.
Merci infiniment Jaqueline ; à mon tour je te souhaite une excellente année 2010 et plein de réciprocité entre nous...
 @ bientôt

Michel 


Fred 04/01/2010 19:42


Cher Michel, cette tristesse , ce rêve d'un ailleurs plus coloré, plus enchanteur, je le partage en ce début d'année, période qui pour moi est toujours mélancolique.

 Je vous adresse tout de même mes meilleurs voeux pour 2010; Que souhaiter à un artiste , sinon l'inspiration et la création. Puisse 2010 vous ramener vers ces soleils qui
animent votre coeur.
Bien cordialement,
Fred


Michel Giliberti 05/01/2010 09:24


Merci Fred.
Oui, c'est encore le travail qui "soigne". La création est directement liée aux états d'âme, mais tout va bien, tout reste serein et je vous remercie pour vos voeux et à mon tour, bien sûr, je vous
souhaite plein de belles émotions pour 2010.
 @ bientôt Fred

Michel 


Nanie 04/01/2010 16:18


Dès les premiers mots, on est parti, le paysage se dessine, les bruits, les odeurs et puis viennent le creux à l'estomac, les bleus à l'âme, tout parle si bien qu'il nous semble ressentir aussi
cette douleur lancinante, ce manque, ces souvenirs d'hier qu'aujourd'hui n'arrive plus à refléter... Et puis il y a cette photo magnifique qui accompagne tes mots.

Merci Michel de nous guider si bien vers tes ailleurs.





Michel Giliberti 05/01/2010 09:29


Toutes les histoires d'amour sont des chemins parsemés d'embuches. Toutes les histoires d'amour vous entraînent dans des périodes de grandes mélancolies, mais ces coups de coeur sont vitaux et
développent de beaux instincts combatifs ou poétiques... Cette deuxième solution reste la plus adaptée à mes yeux et permet de voyager d'un blues à l'autre sans restriction.
Merci Nanie pour ce partage. 
 @ bientôt,

Michel 


Jean- Pierre 04/01/2010 14:50


Tout est tellement vrai dans cette aude à l'absente ... à l'absent ...
Le désir aussi de se retrouver dans ces couleurs, ces ôdeurs, ces ardeurs, ces fureurs, ces douceurs ...
Mon coeur est là bas mais ma tête est ailleurs, un ailleurs d'anciens bonheurs.

Merci poète, merci Michel pour tes mots si justes ...
Bises
JP


Michel Giliberti 04/01/2010 15:20



C'est le problème de ceux qui s'exilent, le problème des sensibles qui rêvent d'un ailleurs toujours plus beau, toujours plus motivant, mais "l'ailleurs" n'est jamais que "l'ici" de ceux qui nous
font rêver et de leurs habitudes parfois déstabilisantes.


Mais c'est aussi l'ouverture de tous les "possibles" et rien que pour ça, nous taisons souvent nos petites rancoeurs, mais jusqu'à quand?


 @ bientôt JP, je t'embrasse



Michel 



bellelurette 04/01/2010 12:10


Je préfère quand tu parles de Tunis, que de savoir qu'aujourd'hui, à Dubaï, ils inaugurent la plus haute tour du monde, beurk !


Michel Giliberti 04/01/2010 12:37


Hélas, sans être aussi hautes que celles de Doubaï, les tours commencent à poindre dans le ciel de Tunis et il est question de faire un mini Doubaï à un endroit du lac de Tunis... et oui, ça ne me
réjouit pas non plus, mais c'est le monde d'aujourd'hui.
je t'embrasse Bellelurette,

Michel 


eva baila 04/01/2010 09:00


Michel, c'est terrible, je ne peux plus décoller d'ici...
"Ton coeur qui brûle quand le mien se glace"
"...mes jours sont brûlants comme tes souks, bradés, brûlants, bruts à la fois..."
Michel, allons-y ensemble...


Michel Giliberti 04/01/2010 09:11


Eva... bon... alors c'est pour quand ? :o)
je suis ravi que ma petite déprime Tunisienne vous emballe, moi, elle m'a fait un bien fou aussi, après coup.
Je vous embrasse Eva,

Michel 


DomAry 03/01/2010 13:24


Cher Michel
Comme ce texte est magnifique et ...nostalgique (pour ne pas dire triste)
Oui le temps passe et change nos souvenirs.
finalement nous devrions être..."Asentimentaux" ne croyez vous pas?
et puis je me dis aussi...tant pis restons commes nous sommes même si cela fait souffrir.
Que 2010 vous soit source de création en tous domaines, et bonheur en général.
Amitiés profondes.


Michel Giliberti 03/01/2010 21:38


Oui, ce n'est pas un texte très joyeux, la Tunisie a le pouvoir de m'allumer, mais aussi de m'éteindre... J'étais dans ma journée "Économie d'énergie aujourd'hui". Oui, restons comme nous sommes ;
de toute façon, pourrions être autrement?
 @ bientôt Domary, toute mon amitié

Michel 


nabeth 03/01/2010 12:14


Quelle mélancolie fascinante, qui convient bien à la mienne.
Quel bonheur de vous lire avec ce fond musical qui réveille le désir d'être là-bas, dans cette médina ensorcelante.
Je ne vous ai lu qu'une fois; je reviendrai vite sur votre "Tunis blues"
Encore et toujours : merci, cher Michel, pour ces instants de grâce.
Nabeth vous embrasse au son de la mélodie. 


Michel Giliberti 03/01/2010 21:41


Merci chère Nabeth pour vos mots... "Tunis blues" était fait pour nous aujourd'hui, tout comme sa musique, nous nous connaissons suffisemment.
Je vous embrasse,

Michel
 


rejane 03/01/2010 11:12


je n'ai pas de mot, pour décrire le moment que je viens de passer, en fait je crois bien que j'y étais, merci beaucoup michel
rejane


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