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Le blog de Michel Giliberti

Porte-et-sang1

Être en exil ou bien être en exit, tout se construit autour des départs, des retours, des recommencements. Mille fois franchies, les portes de nos violences ou de nos inerties restent solides. Impossible de les abattre. Elles se ferment sur nos névroses, s’ouvrent sur nos équilibres, puis se referment sur l'étouffement jusqu'au prochain oxygène de fortune.
Je t’ai percé ma douleur, je t’ai bercé ma douceur, mais ouvertes ou fermées, mes plaies sont belles, parce qu'elles sont nées de la durée de l’amour et la seule beauté d’une histoire d’amour, n’est-elle pas sa durée ?

commentaires

hudora 09/07/2014 10:59


Le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour :)

Michel Giliberti 10/07/2014 07:47



je n'en doute point :) merci Hudora..



david. 30/08/2010 09:54



Merci pour ces mots qui virevoltent au creux même de ces ressentis subtils communs à chacune de nos équations existentielles...Je lis vos mots comme je regarde vos productions visuelles: avec
l'humilité d'un apprenant heureux de glaner  des réponses d'être à ses tourments


Bien à vous et à bientôt.


 



Michel Giliberti 30/08/2010 10:35



David, merci pour tout ce que vous me dites et merci pour ce mot "apprenant" que j'aime particulièrement et que j'emploie pour moi-même, car "apprendre" dure une vie entière, même si ça ne permet
pas d'apprendre à mourir (peut-être que oui), mais bon, on en est pas encore là.
 @ bientôt David,
Michel 



Nanie 04/08/2010 10:22



Vouiiiiiiiiiiiiiiii Michel, postes la !!!! Pourquoi penserait on que tu as triché ??? quelle drôle d'idée !! tu es un artiste, un photographe de talent et nous nous régalons de tes mots ... tu as
écrit un "petit truc" ... tu "radotes" ? ... tu es incroyable Michel, si nous pouvions tous écrire des "petits trucs" à la hauteur des tiens, nous en serions enchantés.


Des bisous



Michel Giliberti 04/08/2010 11:01



Bon... je ne trouve pas cet article vraiment au point, mais on va faire avec. Je l'envoie tout de suite.
 je t'embrasse Nanie



NYCO 04/08/2010 09:38



bonnes "peintures" Michel...


tu nous (me) manques...


des bisous....



Michel Giliberti 04/08/2010 10:05



Nyco, que faire ? Je suis désolé. J'ai bien écrit un petit truc que m'a inspiré un coucher du soleil, mais la photo est tellement incroyable que ça m'a bloqué. Je suis sûr qu’on allait penser que
j’avais triché avec les couleurs, et puis dans cet article, je radote... veux-tu que je le poste quand même ? Après tout...
 Bisous

Michel



Armide+Pistol 01/08/2010 20:54



En exil, en exit ou en transit. j'ai expérimenté les trois états.


Chrisitan Vidal  vient de m'indiquer votre porte



Michel Giliberti 01/08/2010 22:34



En "transit" me semble certainement la plus soyeuse des rugosités... la plus savoureuse des situations.
 @ bientôt
Michel



lance 31/07/2010 19:25



Quand une porte vient à se fermer il faut la rouvrir coute que coute...c'est ce qu'on m'a appris, je l'ai fait quelquefois (pas tout le temps je l'avoue).., mais mon âme la tant de foi osé que
mon coeur en a chaviré souvent. Aussi Michel même si lorsque cette porte vient a se clore, et que la rouvrir nous amène a des plaies, il faut savoir apprivoiser la douleur...Mon cher Michel, j'ai
compris que ce fut un de tes préceptes, et c'est aussi de cela que se nourrit notre vie. Une énorme Biz.



Michel Giliberti 01/08/2010 22:31



Oui, Lance, les portes s'ouvrent sur des paysages toujours renouvelés. Portes des villes, portes de nos chambres, portes de nos souvenirs... Pas question d’en changer les serrures. Ton âme a eu
raison de faire chavirer ton coeur, c'est la seule clef du bonheur.
 je t'embrasse
Michel



Chris-Tian Vidal 30/07/2010 09:15



Bonjour mon Michel, j'ai déjà commenté cet article sur FB et je te rejoins sur la fin de ton texte, si beau sur la vie humaine. En espérant que ce petit commentaire te trouvera en bonne forme, je
t'embrasse bien fort.



Michel Giliberti 30/07/2010 16:41



Ça va Chrisitan, ça va à peu près...
 je t'embrasse


Michel



roubiére yves 29/07/2010 10:44



J'ai bati sur le sable et tout  c'est écroulé.


J'ai bati sur le roc et tout c'est écroulé.


Aujourd'hui pour batir je commence par la fumée de la cheminé.


Leopold STAFF 1878-1957 poéte polonais.


Mon cadeau de la semaine pour vous cher Michel.



Michel Giliberti 30/07/2010 16:40



Oui, c'est un peu dur comme raisonnement et ça donne à réfléchir sur la difficulté de vivre, mais ça reste onirique et plein d'espoir.
Merci Yves


Michel



Florence Berna Pazos 29/07/2010 10:18



Euhhhhhhhhhh le modèle....wouawwwwwww !



Michel Giliberti 30/07/2010 16:38



Vi vi vi......



Florence Berna Pazos 29/07/2010 10:17



Wouawwww, alors ça il fallait l'écrire....!!!!!!!!!


C'est criant de vérité pour les plaies, les douleurs, les souffrances et les injustices que chacun traine avec soi comme une casserole cabossée.


Vous positivez sur la réflexion finale.....belle leçon d'humilité et richesse de compréhension.


Merci Michel


Bises.


Florence



Michel Giliberti 30/07/2010 16:32



Oui, il faut positiver, car, de toute façon, tout ce que l'on fait, en matière d'amour, est chargé de tant d'erreurs (volontaires ou non). Aussi, mieux vaut s'attendrir de la durée. Je suis
toujours ému par le nombre des années qui viennent cimenter cette construction qui part dans tous les sens... mais qui a une allure folle :o)
 @ bientôt Florence


Michel



covix 27/07/2010 22:29



Bonsoir,


posant mes pas sur la toiles...c'est une escale ici fort belle, regard qui vous transperce avec un petit sourire d'un travail accompli, belle photo et soutenue par un texte qui ne l'est pas
moins. 


@mitié



Michel Giliberti 30/07/2010 16:38



Merci, merci cher H, j'aime t'appeler "H". J'avoue ne pas savoir pourquoi, en dehors que c'est la première lettre de ton prénom, mais ça ajoute un mystère qui me séduit.
"Le travail accompli" j'aime beaucoup l'idée.


 @ bientôt



NYCO 25/07/2010 22:59



ah Michel...tu as retrouvé la "clef" de la porte ...


quel bonheur,ce retour!


quand à l'amour...est ce la durée qui en détermine l'intensité ou bien plutôt l'intensité qui en permet la durée...voici une jolie question...


de toute maniere,les blessures et le sang font partis de notre quotidien...


mais toute plaie a la facultée de cicatriser,même celle du coeur...


la aussi...c'est juste une question de temps,de durée...


l'alchimie doit etre respectée et l'horloge du temps donnera le rythme ...cardiaque!


 


bises sanguines! ;-)))


ps:j'aime beaucoup ton modéle aux mains de charpentier...



Michel Giliberti 26/07/2010 07:38



Je n'ai pas retrouvé la clef de la porte, Nyco, mais j'en avais un double, ce qui force à l'aération... La vie n'est qu'une longue répétition, une sorte de messe avec 36 génuflexions qui
fatiguent, mais à la sortie, il y a l'air pur, la brioche dominicale. (Je parle des souvenirs d'enfance, tu t'en doutes, car je ne connais plus tout ce tragique cinéma de la gestuelle
ecclésiastique depuis ma communion. Je ne suis resté fidèle qu'à la brioche. Tout ça pour te dire que sans être cyclothymique, je suis hélas, victime d'un parcours chaotique d'une grande
continuité, car dans ma tête, je vis dans deux et avec un homme extraordinaire et atypique qui me pousse à l'introspection permanente. Mais quel bonheur jusqu'au prochain spleen, qui de toute
manière, n'est jamais qu'à moi qui analyse tout, décortique tout, et (le pire), se rappelle de tout... "L’horloge du temps" comme tu l’écris, est une horloge suisse chez moi, doublée d'une
mémoire hallucinante... la plus détestable des ennemis. Je rêve de ne me souvenir de rien... "Comment ? Je suis né en Tunisie ? Quoi ? Je vis depuis 38 ans avec le même mec ? Ah bon?
 Bisous Nyco, sinon je vais finir par radoter...


Michel



Laura 25/07/2010 20:41



Vous savez cher Michel, que je suis encore plus sensible à vos mots qu'à la peinture (même si je trouve l'oeuvre picturale éblouissante).


Pourtant, aujourd'hui tout me semble absolument épanouissant, palpable, tant dans les mots que dans la photo (?): vous allez vers demain, annulant, effaçant les blessures d'hier, grâce à cette
certitude vivifiante de la subsistance du futur, née de la persistance indéfectible de l'hier amoureux.


Soyez heureux, cher Michel: votre message ouvre l'avenir, dans votre amour!



Michel Giliberti 26/07/2010 07:44



Laura, je suis même plus sensible à l'écriture qu'à la peinture et si je le pouvais je n'aimerais vivre que de ma plume, hélas je vis essentiellement de mon pinceau... «Hélas» est bien vilain
mot, car c'est déjà si extraordinnaire de pouvoir bien vivre d'une passion même si avec le temps cette dernière voudrait se voir remplacer (à tort) par l'écriture.
Je vous remercie pour cette phrase sublime "... /...Vous allez vers demain.../...qui ne peut être plus rassurante. Vous verrez je vais encore chuter, mais les enfants ne cessent de tomber et
d'avoir les genoux pleins de bleus, ils deviennent cependant des hommes qui marchent.
Merci, chère Laura, je vous embrasse
Michel



Nanie 25/07/2010 14:00



J'aime ces empruntes inscrutées dans la porte comme autant de marques indélébiles de ces allers retours dans des états d'âmes violents ou tendres, et le regard de ton modèle, tellement présent et
fort qui tranche tant avec sa pause délicate d'une élégante finesse.


Que cette belle histoire d'amour panse tes plaies encore et encore et les berce de douceur.


Doux dimanche Michel. Bisous


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



Michel Giliberti 26/07/2010 07:49



Les empreintes sont artificielles, mais les profonds sillons sur la gauche dans l'encadrement de la porte sont dus au chien que j'avais à l'époque et qui s'était fait les dents dessus, un jour...
Depuis cette porte n'existe plus, mais la photo témoigne des facéties de ce chien adorable qui ne fit plus jamais de telles bêtises. J’avais froncé les yeux... Oui, mon modèle était atypique,
d'où l'inspiration du même genre.
 Merci Nanie ,je t'embrasse et bon lundi. (Le lundi au soleil... etc.)


Michel



Jack 25/07/2010 13:30



Bon dimanche Cher Michel,


Ton texte de ce matin, fait bouger bien des émotions ds mes trippes... comment soulager ces maux, comment les exprimer et aussi comment vivre avec cette douleur de '' mal-être ''. Vraiment
Michel tu es un homme qui sait puiser là où le questionnement se fait. Merci de ta présence, je te serre sur mon coeur tendrement.


Jack



Michel Giliberti 26/07/2010 07:51



J’ai bien de la chance d'être serré sur ton coeur, Jack... À mont our je le fais pour te remercier de tant de gentillesse et de compréhension pour mes bavardages écrits...
je t'embrasse


Michel



yves roubiére 25/07/2010 11:32



Michel,


ont se hurlent,nos envies nos désirs,ont se chuchotent nos tendresses,ont se ments et ont cris nos véritées.Nos histoires D'amours et d'amitiées remplissent au fil du temps notre mémoire.IL reste
une image,une trace ou un objet quelque peu oublié pas tout à fait oublié!posé là pour nous remémorer l'absence.Je me souviens encore de son  parfum au réveil.Ou est il? que deviens t-il? il
est comme cette photos,elle accompagne ma solitude.Et son empreinte sur le montant de la porte que je n'arrive toujours pas à fermer! un jour je fermerais cette porte derriére lui,derriére moi.


Merçi de cette image,merçi des mots,ils nous restent nos maux que l'ont cachent soigneusement.Bonne jounée a vous.



Michel Giliberti 26/07/2010 07:55



Voilà Yves, vous voyez comme le souvenir donne envie d'écrire et comme il force la mémoire au recueillement, au plaisir douloureux, mais également soyeux et romantique...
 Je vous abandonne à vos belles empreintes de l'autre et à vos beaux souvenirs d'amour, les meilleurs que je connaisse.
 @ bientôt Yves
Michel



eva baila 25/07/2010 10:49



le texte est beau bien sûr, mais il se suffit à lui-même... nul besoin de commentaire... Par contre, j'ai des choses à dire sur ce garçon : c'est étrange, il a des mains de charpentier, et des
chevilles de danseur, un regard farouche de faune... Qu'a-t-il fait comme bêtise pour traîner avec lui ce drap tout taché (comme les bébés traînent leur "doudou" partout derrière eux) ? Toute une
histoire dans une seule photo. Vous avez raison, on ouvre des portes, on ferme des portes, on claque des portes (comme d'autres "tournent la page") mais toujours nos douleurs anciennes ou
récentes restent à l'intérieur de nous.


Je vous embrasse Michel pour dire si bien ce qui nous étouffe...



Michel Giliberti 25/07/2010 11:04



Chère Eva, vous m'avez fait rire avec "les bébés qui traînent leur "doudou" partout". C'est tout à fait ça... je n'y avais pas songé, moi qui ne voyais dans ce linge maculé que le non dit d'un
"drame" quelque peu sanglant (vous connaissez mes affinités avec l'hémoglobine.) Du coup, je préfère votre version. Quant au garçon, il a effectivement toutes ces particularités que vous décrivez
et son regard est tout à fait percutant, trop peut-être... de là, à l'imaginer en assassin... c'était le thème de cette photo qui fait partie d'une longue série.
 Je vous embrasse
Michel



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