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Le blog de Michel Giliberti


C
e matin entre deux dossiers j'ai
rencontré ce texte écrit lorsque j'avais dix-neuf ans. Petite émotion du temps passé qui embaume toujours de mes exaltations premières.

abdoul-2
Je n’attends plus rien des sentiers pierreux, des aiguilles de pin, des montagnes bleues.
Je n’attends plus rien des matins frileux dans un ciel jasmin, dans un ciel qui pleut.
Je n’attends plus rien du sable brulant entre mes deux mains et de l’air du temps.
Je n’attends plus rien du gris de la mer, de nos chevaux bruns, de leur train d’enfer.
Je n’attends plus rien des vapeurs d’alcool, du jeu de nos mains, des mots qui s’affolent.

© Michel Giliberti/1969
 

Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

commentaires

Chris-Tian Vidal 18/01/2010 22:10


Superbe photographie. Comment ne peut-on plus rien attendre devant tant de beauté ?


Michel Giliberti 18/01/2010 22:36


La beauté peut aussi n'être qu'un décor... Mais là, elle est juste pour habiller mes écrits de jeunesse.
 Bisous,

Michel 


Fée 17/01/2010 20:57


Celui qui n'attend plus rien sait il qu'il ne peut voir la lumière ?


bellelurette 16/01/2010 17:28


Et c'est en attendant plus rien que l'on se reconstruit..
Je suis mal mon Michel si tu savais, j'ai les larmes au bord des yeux.
Croire en un nouvel amour alors qu'on vient de rompre, et que le nouvel n'est qu'un miroir aux alouettes...


Michel Giliberti 16/01/2010 21:35


Ma Bellelurette, je t'ai envoyé un mail qui j'espère est le bon...
 je t'embrasse,

Michel 


Nath 16/01/2010 15:28



Pardon Michel, de t’infliger ce sinistre ressenti. … mes "émotions égoïstes" et
douloureuses viennent d’un passé dont le deuil reste encore à faire parfois. Et, qui à cette date précise me plonge dans une attente vaine, dans une errance provisoire qui me rapproche d’un
état d’ivresse morbide, certes loin de ce que je suis habituellement.
La vie est tout autre c'est vrai, puis qu’elle m’a apporté beaucoup, le meilleur aussi même dans les moments les plus difficiles. Mais…guérit-on un jour l’enfant blessé qui vit au fond de soi ? Je ne sais pas. Je sais que l'on peut tout au plus le préserver au mieux.

Bon week end Michel; je t'embrasse.



Michel Giliberti 16/01/2010 16:35



Mais pas du tout Nath, qui pourrait plus que moi entendre tes états d'âme (en dehors de tes amis et de tes amours) ? Bien au contraire, ces petits espaces "blog-blague" ne servent qu'à ça...
Parler, s'épancher, partager. Quant à "l'enfant blessé au fond de soi", je défis quiconque de ne pas en avoir un.


 Je te souhaite un bon week-end et je te donne une double ration de bisous (les enfants sont gourmands...)


@ bientôt

Michel 


eva baila 16/01/2010 14:57


http://eva.baila.over-blog.com/article-30948294.html


Michel Giliberti 16/01/2010 16:36


J'y cours........


eva baila 16/01/2010 14:40



"Les soleils brûlants se souviendront des nuits,
Où tu m'aimais, où je t'aimais,
Ce que tu m'as donné, jamais ne me sera repris...

Mon amour, mon ami,
L'oubli n'efface pas ce que tu m'as donné,
En toute innocence,
Tant tu aimais le plaisir, et le plaisir t'aimait,

Ce que tu m'as donné, jamais ne me sera repris..."

(c'est la suit du précédent com ces mots-là ont été zappés)... désolée...(l'encre était sympathique ! lol !)   


 


 



Michel Giliberti 16/01/2010 14:51


Qui a ecrit ce texte Eva? Vous, lorsque vous étiez plus jeune? ça ferait le texte idéal d'une chanson romantique. 

@ bientôt sous les soleils brûlants,

Michel 


eva baila 16/01/2010 14:33


en tout cas, celui-là, sur la photo... il attend tout ! et il en fait des promesses !!
Je n'attendais rien mais...

"Les soleils brûlants se souviendront des
nuits,


Où tu m’aimais, où je
t’aimais,


Ce que tu m’as donné, jamais ne me sera
repris…


 


Mon amour, mon ami,


L’oubli n’efface pas ce que tu m’as
donné,


En toute
innocence, 


Tant tu aimais le plaisir, et le plaisir
t’aimait,


 


Ce que tu m’as donné, jamais ne me
sera repris…"
 



Michel Giliberti 16/01/2010 14:47


Le texte existe quand vous passez la souris dessus... (C’est encore plus magique que l'encre...)
 Oui, celui-là doit attendre beaucoup... et avec appétit !


Jack 16/01/2010 10:43


heureusement si parfois l'on écrit celà à 19 ans, la vie nous demontre aussi que ces plus rien ont été  balayés par les joies de la lumiere et de la rencontre  quand bien meme les jours
gris sont bien  trop nombreux dans une vie.
LA création GILIBERTINNE  (ou Gilibertienne ?)nous le demontre constamment et nous l'a démontré, elle a confondu  le poète adoslescent et evanescent par une oeuvre qui s'est moqué des
jours gris car si parfois le tragique surgit, chaque détours et non des moindres nous a ensoleillé par le sourire d'un enfant ou l'invite d 'un jeune homme, par une  corbeilles de fruits
rafraichissante, ou ce bleu inaltérable et unique du Cap Bon ou de Sidibou et  autre Bizerte, meme si cette dernière semaine il y a fait un temps frais de 5 degrés...très passager;


Michel Giliberti 16/01/2010 11:03



Il est vrai que depuis mon plus jeune âge je n'aime que les mots obscurs, les silences qu'ils évoquent et les tortures de l'esprit. C'est un fait ; pourtant,  depuis toujours
comme je l'ai souvent écrit et dit, tout le monde s'amuse avec moi et je fais rire chacun. Mais mes émotions égoïstes viennent de ces errances des mots et des phrases sur la mélancolie
de l'être. 


À 14 ans, à l’âge de ma première guitare, ma toute première chanson commençait par « Je marche seul dans la nuit, privé de toute illusion » (à 14 ans, franchement, alors que
je ne connaissais rien de la vie...)sans parler de vagues romans dès mes douze ans où tout le monde mourait et vivait des amours difficiles ou perdus d’avance.


Vous voyez c'est une constante, mais tous ces heurts, comme vous l’entendez, me permettent de donner l'essence des belles choses de ce monde par une ouverture moins évidente que celle de la
joie pure. Parler de la Tunisie me semble plus vibrant quand je le fais avec la nostalgie d'un « passé présent. »


Merci Jack de prendre le temps de composer avec mes petites élucubrations.


 @ bientôt



Michel
 


réjane 15/01/2010 21:37


on dit tant de choses quand on est ados...
les dirais-tu aujourd'hui
rejane


Michel Giliberti 16/01/2010 07:20



J'ai une vraie filiation avec ce que j'écris depuis toujours, même avec des textes plus anciens encore (vers 12 ans) une constante en somme, un chemin précis, mais aujourd'hui je mets des nuances
plus sérieuses, et notamment pour ce texte qui en a besoin... j'attends beaucoup désormais.


 @ bientôt Réjane



Michel 



Nath 15/01/2010 15:41


Je n'attends plus rien...
Aujourd'hui moins que tout les autres jours je n'attends rien... même moins que rien...  et encore, ne veux rien...
Au jour du premier cri à l'arrivée du premier souffle... qu'attendre encore aujourd'hui en dehors du silence?... Une non existence... une transparence... n'être qu'un souffle d'air frai qui
passe léger et discret...

Ton texte tombe à propos Michel...
@ bientôt...


Michel Giliberti 16/01/2010 07:16



C'est terrible ce que tu me dis. J'espère que cette impression sera passagère... J'avais dix-neuf ans quand j'ai écrit ce texte. Aujourd'hui, j'attends... j'attends la guérison d'une être plus
que cher, j'attends un chamboulement dans ma vie, j'attends de balancer une fois pour toutes mon ordinateur et m'enivrer du bruit des vagues, du vent, des choses vivantes de la vie comme je l'ai
toujours fait jusqu'à présent, mais puissance 10 et sans mon MAC ... bref, on a le droit d'écrire " Je n'attends plus rien" à l'âge où tout vous attend. 


Courage Nath, toi qui aide tant de gens...


je t'embrasse,



Michel 



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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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