Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Michel Giliberti


ports-puniques-2

Si présent l’été de mon enfance 

L’herbe folle aux mollets, les sauterelles, les papillons dans les blés.
Si fragile la soie des coquelicots, sa caresse légère entre les doigts rougis.
Si généreux l’étang vert des têtards, le métal turquoise des libellules, le cuivre des lézards.
Si présent l’été de mon enfance 
L’esprit libre de tout, les mains pleines de rien,
Quand le bleu de la terre irisait mon regard de fortunes gratuites.

 

commentaires

nadouce 14/01/2010 11:29



Je suis là…. Au centre de votre ressenti….. Là,à vous imaginer puisant dans vos souvenirs… Je
vous vois fragile à cette enfance…. Rieur du plaisir qui coule doucement sur votre peau comme une caresse venue vous surprendre dans un présent… Au passé qui s’alanguit…


O…. Comme vous êtes beau dans ces mots de l’enfance…


Je m’arrête… Prends le temps de fermer les yeux… Et là….Je vous entrevois…sous ce soleil brûlant
du mois d’Août…. Rire d’enfants… jeux interdits…. Regard de vous sur ce monde qui vous tendait les bras… Et qui était en attente de vous voir devenir un homme….


Que les joies de l’enfance sont belles dans votre bouche…. Comme ces riens sont remplis de tout
l’univers…. Et comme on les aime ces bonheurs dévoilés….


 


Cadeau merveilleux que ces mots qui vous font…..


 


Que cette année vous soit, à vous et à ceux de votre cœur… Douce dans l’infini d’aimer..



Michel Giliberti 14/01/2010 13:11



Quel commentaire magnifique que le votre Nadouce, quelle poésie qui me va droit au coeur. J’ignore si je le mérite, mais il est vrai que l'enfance donne des vertus... que vous le
ressentiez à ce point me trouble tout à fait.


 Merci du fond du coeur Nadouce et laissez-moi vous embrasser pour cette nouvelle année.



@ bientôt,



Michel 



nizar 09/01/2010 13:17


bonjour tout le monde , bonjour Gilbert , et bonne année , vous me manquent beaucoup ainsi que ce blog plein de poésie et peinture et amitié . 


Michel Giliberti 11/01/2010 08:19


Nizar, je suis bien content de te lire. je te souhaite une belle année à toi aussi et qui sait, peut-être nous rencontrerons-nous un jour?
à Bientôt,

Michel 


rejane 31/12/2009 11:51


tous mes voeux pour 2010
rejane


Michel Giliberti 31/12/2009 12:05


Merci infiniment Réjane et je vous envoie les miens de tout coeur.

michel 


nabeth 30/12/2009 20:33


Vraiment, Michel, je me qualifie d' "andouille".
peut-être ai-je peur de ce que la mémoire me ferait revivre....?
Mais  je n'ai jamais été battue ( mes parents se sont "battus", giflés au moins): un des seuls souvenirs, assistant par l'ouïe du haut des marches du premier étage ...
Aucun nom de camarades .
C'est affligeant et je souffre vraiment.
Heureusement, sans être fortunée*, je peux acheter quelques livres... qui me délivrent, peut-être...
Merci du fond du coeur pour ce que vous et les fidèles de votre blog m'apportent.
A vous, à à eux: bonne fin d'année.
Je vous embrasse tous, en cette circonstance. 
Nabeth
PS: * "fortunée" ==> en italien, "fortuna" veut dire "chance": ni je ne suis riche, ni je n'ai vraiment de "chance" ( en tout cas: pas au jeu.... mais là, je m'en fous.... je ne joue pas).
Pour cette fin d'année, j'ai le droit de vous dire, mon cher Michel que je vous aime et que, sans le connaître, j'associe JC .
Gros bisous très forts et très tristes. 



Michel Giliberti 30/12/2009 21:47



Votre commentaire m'émeut beaucoup Nabeth. Je ne sais exactement quoi répondre car nos carapaces sont telles qu'il est difficile de voir clair quand on ne veut(peut) pas voir.


Ce ne sont pas forcement les pires souvenirs qui lissent la mémoire ; moi j'en ai de si tendres qu'il m'est parfois difficile de les connaître. Lorsque j'ai fait une analyse, je me souviens
d'émotions les plus inattendus pour des souvenirs que je croyais anodins et les autres, les grands, ceux qui me donnaient l'impression de mettre à jour de belles vérités doublées d'un beau sens
tombaient à l'eau dans la seconde où je les livrais... Et je n'y pensais plus.


 Quoiqu'il en soit en cette fin d'année si proche gardons l'espoir de nous souvenir de toutes les belles choses qui nous serons arrivées.


Je vous embrasse Nabeth et bonnes fêtes pour demain soir.



Michel 



nabeth 30/12/2009 16:13


Après la lecture des com', je comprends pourquoi ce texte ne m'a pas attirée.
Vous avez tous, bons ou tristes, des souvenirs de votre enfance.
Je suis complètement, ou presque, amnésique de cette période de ma vie, de mon adolescence également.
Je me sens maintenant orpheline.
Je regrette de n'avoir pas réalisé plus tôt que ce manque de socle pouvait expliquer, en partie, ma difficulté à exister...
Décidément, cher Michel, votre blog m'ouvre les yeux...
Je vous embrasse.
Nabeth. 


Michel Giliberti 30/12/2009 16:43


Je ne peux croire ça Nabeth, non que je doute de ce que vous me dites, mais j'interprète cette amnésie comme un travail inconscient de votre mémoire. Il n'y a rien de plus têtu qu'une tête bien
faite qui refuse quelque chose... Pourquoi cet oubli ? Voilà la vraie question. Ou bien vous avez vécu votre enfance et votre adolescence de façon si tranquille qu'elle n'est pas venue vous
déranger par la suite.
Savez-vous que mon premier souvenir remonte à mes deux ans... et je m'en souviens d'une façon criante. Parfois ça me donne l'impression que ma vie s'étire depuis des siècles, tant ma mémoire est
pleine. Faudrait l'installer sur un disque dur et l'oublier....
 Je vous embrasse Nabeth et souvenez-vous en :o)

Michel
 


chokri 30/12/2009 09:11


Profonde, profonde est l'enfance. On veut tellement remonter le temps, mais rien à faire le temps est en nous. Nous sommes le temps. Les vagues de le méditerrané  lavent le
désert de notre coeur. En fait, elles se lavent elles-mêmes.

P.S: Tu sais déjà, alors il ne me reste qu'à te souhaiter ce que tu désires. 


Michel Giliberti 30/12/2009 09:43


Tu as écrit un jour que tu avais fermé la porte de ton enfance très vite... les portes s'ouvrent parfois et je trouve salutaire de flirter avec les courants d'air du passé ne serait-ce que pour
humer le bonheur d'être toujours là...
je t'embrasse Chokri, ti qui écris de si belles choses, toujours.

Michel 


daniele langdoil 30/12/2009 00:46


attention à ne pas confondre pavots et coquelicots...


Michel Giliberti 30/12/2009 07:09


Bien sûr... je parle bien des coquelicots dan les blés, ces tâches rouges qui ouvrent l'esprit autant que les pavots l'enferment. :o)

Michel 


eva baila 29/12/2009 23:56


Je ne connais que "la soie fragile des coquelicots" ! Ce n'est déjà pas mal vous me direz ! parce que, c'est comme le reste, ça ne peut pas s'inventer...
Ce ne sont pas mes souvenirs d'enfance qui m'ont aidée à rebondir, mais ils ne m'ont pas attachée non plus... J'en ai eu longtemps le regret, puis une sorte de jubilation féroce...


Michel Giliberti 30/12/2009 07:12


Si vous connaissez la soie fragile des coquelicots, vous connaissez le meilleur, Éva; le reste est affaire d'interprétation, mais les coquelicots... les coquelicots...
Je vous embrasse 
 @ bientôt

Michel 


Henri-Pierre 29/12/2009 18:51


Tu sais Michel, ces étés là existent toujours, pour ceux qui, jeunes l'esprit libre et les mains avides s'empressent d'y goûter ignorants de sa fugacité, pour nous aussi qui savons les voir et les
revivre par eux, et par eux, plus tard lorsque nos regards ne regarderont plus. Mais es étés, eux, continueront, sans fin, et c'est tant mieux.
Je t'embrasse toi qui sais voir. 


Michel Giliberti 29/12/2009 19:49


Nous devons garder nos yeux d'enfants, je le confirme Henri-Pierre.
 je t'embrasse et à bientôt

Michel 


Jj 29/12/2009 18:42


mon père absent qui trompe ma mère, cette mère alcoolique qui donne naissance à mon frère handicapé, (dont j'ai la charge maintenant), un frère aîné qui fait les 400 coups connu
par les services de police, bref un lourd fardeau à traîner pour un môme qui souhaitait s'en sortir et qui découvrait son homosexualité très jeune, on me cataloguait de suite "le frère ou
le fils de..."... au final, je quitte la maison à 15 ans pour une école militaire avant la naissance de mon dernier frère que j'ai à peine vu grandir, bref il ne me reste pas de bons
souvenirs de mon enfance ... 
Jj


Michel Giliberti 29/12/2009 19:42



Effectivement, ça change tout... C'est très dur, car un enfant devrait avoir toutes les chances de son côté pour grandir sans problèmes. Je suppose par contre que ça a dû forger ton
caractère et que tu es quelqu'un de fort. Quitter sa maison à 15 ans, ce n'est pas évident, moi qui l'ai fait à 18, j'ai vu comme c'est dur d'être dans une ville inconnue (pour moi, Paris)
sans fric, sans recours immédiats...


 je t'embrasse,



Michel 



bellelurette 29/12/2009 17:55


Oh oui oh oui, des têtards... Faisais-tu comme moi, les mettre dans un bocal à poisson et les regarder grandir, afin d'apercevoir leur mutation ?
Le truc c'est qu'après ça saute et ça meurt !
J'élevais aussi des tritons et des salamandres... à Rouen, il y avait un petit ruisseau tout près de ma maison qui fourmillait de toutes ses bestioles.
Bisous colorés cher Michel.


Michel Giliberti 29/12/2009 18:25


Oh oui, je ne peux plus compter le nombre de têtards que j'ai pu élever... après je les relâchais dans les mares. J’attendais qu'ils perdent leur queue (quelle idée n'est-ce pas?). Je n'ai jamais
élevé les tritons Par conte, ce devait être passionnant.
Bisous Bellelurette 

Michel


Nath 29/12/2009 15:54


Ho, tout à bien changé par chez moi aussi!! J'ai vu mon enfance partir disparaître avec le temps. Il y a maintenant un Hôpital d'un côté. Dans le parc du Château du Molinel, des arbres plusieurs
fois centenaires ont laissé place à un lotissement. Non loin de là, une grande surface a remplacé une partie des champs, une ferme et la maison de mon amie, le Kinépolis de Lille occupe le
Château Delsalle et ses jardins, l'école du cirque une autre partie... Derrière chez moi dans ces fameux champs où nous courrions se trouvent aujourd'hui les garages du métro et à l'autre bout de
la rue passe la ligne TGV Paris-Lille...  La ferme face à la maison est à l'état d'abandon, nous allions chercher le lait, regardions les petits cochons venir au monde, les veaux ...
Où se trouve ce lieu dit "à l'écart" aujourd'hui ? ...Bien à l'abris dans mes souvenirs... Ces moments de liberté m'ont beaucoup apportés et aidés à grandir, à m'échapper aussi d'un
quotidien parfois difficile. Dehors nous étions bien. :)
Bisous.


Michel Giliberti 29/12/2009 18:31


Eh oui, partout c'est pareil... "C’est le progrès" comme dit Nino Ferrer avec tristesse dans "La maison près de la fontaine". Au moins aurons-nous connu les deux versions...
 @ bientôt Nath

Michel 


réjane 29/12/2009 12:00


comme c'est bon de vous lire aujourd'hui encore, ces quelques phrases, me semble parler de mon enfance à moi aussi, en vous lisant michel, il m'arrive des odeurs d'été emplies de fraicheur et de
douceur, merci beaucoup
réjane


Michel Giliberti 29/12/2009 15:17


Merci Réjane
Pour la plupart d'entre nous, nous aimons nos souvenirs d'enfance. Ce n'est pas de la nostalgie, mais de la simple mat!ère à chercher dans notre présent de quoi rebondir dans le futur.
 @ bientôt

Michel
  


Nath 29/12/2009 11:32


Comme il faisait bon au moment des moissons, courrir en toute liberté à travers les champs de blés, nous rentrions les jambes meurtries par les éteules, nous ne sentions rien. L'église du village
de ma grand mère à l'horizon nous semblait si près... combien de fois sommes nous parties ma soeur et moi en vu d'y arriver à travers champs, mais l'éloignement soudain freinait nos ardeurs et nous
rentrions alors penaudes et surtout déçues de notre manque de courage...
Le ruisseau au fond du jardin nourrissait nos esprits aventuriers en quète des quelques bestioles que tu cites ici :))
Souvenirs d'enfance ...
Bonne journée Michel à bientôt -_°


Michel Giliberti 29/12/2009 15:21


Courir dans les blés est quelque chose de délicieux et puis, les coquelicots, quelle autre fleur peut autant être associée à l'enfance ?
Merci Nath pour tes souvenirs qui rejoignent les miens quand j'allais chez mes grands-parents à Tinja, en Tunisie, en pleine campagne, alors qu'aujourd'hui c'est une ville dense... souvenir,
souvenirs !
 @ bientôt

Michel 


Jj 29/12/2009 10:36


je n'ai pas de bons souvenirs de mon enfance...
par moment je préfèrerais ne pas m'en rappeler !
Jj 


Michel Giliberti 29/12/2009 15:23


C'est vrai que l'enfance n'est pas le chemin obligé du bonheur, mais quand on a eu la chance que ça le soit, c'est quelque chose qui vous porte tout au long de votre vie. Tu me diras un jour, si tu
veux bien, pourquoi la tienne ne t'a pas séduit.
 @ bientôt Jj

Michel 


Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

Hébergé par Overblog