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Le blog de Michel Giliberti

Jean-Charles /1973

Un peu de Balmain sur mes joues

Et nos heures d’avant, les parfumées, reviennent me tourmenter.

Ces heures, quand dormir n’était pas nécessaire.

Ces heures, quand mourir n’avait pas de sens.

 

Un peu d’Eau Sauvage sur mes doigts

Et nos heures d’amour, les nourricières, reviennent me secouer

Ces heures, quand gueuler ne privait pas d’allure

Ces heures, quand pleurer pouvait aussi faire rire.

 

Un peu de Guerlain sur mon cou

Et nos heures d’ivresse, les insolentes, reviennent me déchirer

Ces heures, quand frapper n’était qu’une caresse

Ces heures, quand crever ne voulait dire que vivre.

 

© Giliberti / 2009


Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

commentaires

mamiekeke 08/11/2009 00:07


attention mon ami ... tu fais de la publicité .... hihihi , je rigole mais je n' aime pas le fond de ton poême , il n' est pas gai du tout et je n' aime pas t' entendre
parler ainsi . Tu es un bel homme (mais oui!) tu as de gentils et beaux garçons autour de toi , je voudrais bien savoir ce qui peut te tourmenter à ce point , de plus tu est un peintre dessinateur
de grand talent , tu devrais être heureux au contraire et transmettre ce bonheur autour de toi . Ne serais-ce pas parce que ton âme est vide d' espoir ? que tu parles ainsi ? HO non je ne veus rien
savoir c' est ton secret , tu sais que je dis toujours ce que je pense (pas méchamment j' espère) et je voudrait un jour voir quelque chose qui te fasse rire ou sourire et je serais heureuse.

Bonne nuit , gros bisous amicaux et fait de doux rêves c' est ce que je te souhaite mon ami et à bientôt j' espère.
RENEE (mamiekéké).

httpl//mamiekeke.over-blog.com


Michel Giliberti 08/11/2009 07:28



Le comportement social et l'inspiration sont deux choses différentes... je suis un boute-en-train du matin au soir dans ma vie de tous les jours (le plus souvent possible). J'ai conscience d'un
bonheur exceptionnel puisque ma vie amoureuse est aboutie et épanouie (36 ans de vie commune) j'ai un métier sublime qui me nourrit... Après il y a l'artiste qui cherche l'inspiration et là, le
côté sombre des muses me taquine et c'est tant mieux, car je ne suis pas sensible à l'écriture joyeuse, pas plus sensible à la peinture charmante, tonique ou bucolique... et puis, autour de moi,
il y a certains de ceux que j'aime et qui souffrent, leur mort pour d'autres, les maladies, les incertitudes d'un monde bien trop dur à mon goût... la vie quoi !


Et ça... je le digère très mal.


Voilà Renée, c'est simple, tu vois. Allez, je t'envoie un zeste de Dior.


 


Michel










Chris-Tian Vidal 07/11/2009 15:52


J'avais deux ans alors. Dis à Jean-Charles que je trouve cette photo superbe. Et votre amour que tu sais si pudiquement nous livrer, merci. Merci d'être là. Je t'embrasse, mon Michel.


Michel Giliberti 07/11/2009 21:18


Tu as eu deux ans, un jour, c'est marrant... maintenant nous sommes tous adultes. Grande banalité, mais le temps est si banal tout compte fait, qui construit, détrui..., construit,
détruit...construit, détruit, etc...
Bisous,

Michel


Jj 06/11/2009 17:11


je reviens de lire un "poème" enfin il l'appelle comme cela,
mais quelle horreur,
qu'il est bon de revenir ici lire tes si beaux textes ...
ça change de ce que l'on peut lire parfois...
ailleurs. 
Jj 


Michel Giliberti 07/11/2009 09:32


C'est gentil, Jj, ça me touche.
 @ bientôt,

Michel


Henri-Pierre 06/11/2009 08:55



Le tout illustré par un mâle plus bouleversant que celui de Gaultier, et une ambrassade discrète à la bonne vieille eau de cologne Roger et Gallet pour dissiper le grey flanel ou pas de ton
éclipse



Michel Giliberti 06/11/2009 09:25


Oui, Jean-Charles était magnifique. Sur cette photo il n'avait que 21 ans et nous vivions ensemble depuis seulement trois mois. C'était nos premières vacances ensemble. Comment aurais-je pu
résister à son charme?
 @ bientôt,

Michel


nadouce 05/11/2009 17:41



Quelques gouttes de Lui, aux creux de mes reins.. ivresse olfactive de son odeur jamais oubliée…


Larmes ruisselantes aux odeurs de ce manque qui assèche le corps… mais l’âme aussi..


Quelques gouttes de son parfum qui coule sur mon cou, descend entre mes seins et se noie au cœur même du désir…


Il était bon le temps du rire lorsque abandonnée, je me laissais caresser par les effluves aromatiques qui imprégnaient mes
chairs…


Je ferme les yeux et il est là…. Là devant moi…. Et son parfum m’enivre de souvenir…


 


Tes mots m’ont permis de revivre un instant ce qu’hier me faisait… Tes mots m’entraînent toujours dans de magnifiques voyages
intérieurs….


 


Pur bonheur que de t’avoir lu !



Michel Giliberti 06/11/2009 07:59


Merci infiniment pour ce beau texte Nadouce...
 @ très bientôt j'espère,

Michel


Nanie 04/11/2009 21:00


Je vous avais écrit sur "Fermeture" triste de penser que vous ne reviendriez plus poser vos mots sur ces pages, et ce soir je découvre ce poème bouleversant, ciselé au creux de l'émotion. Merci.


Michel Giliberti 05/11/2009 07:21



Merci Nanie... oui, je reviens, mais de temps en temps, désormais. L’hiver en est un peu la raison, car le jour se lève lentement et j'ai un temps mort de 6 h à 8 h avant de peindre, alors quand
j'ai une idée (ce qui est de plus en plus rare) je la poste.


 @ bientôt,


Michel










bellelurette 03/11/2009 14:54


Michel, tu a sans doute remarqué mon amour pour les eaux de toilette et autres parfums... et leurs façons de nous rappeller tel ou tel événement.
Tu te rappelles, je ne m'étais pas gênée pour... mais ai-je le droit de citer ici un moment intime ?
Bises à toi et à ton grand escogriffe de JC...


Michel Giliberti 03/11/2009 15:12


Mais bien sûr que je me rappelle et j'en étais même content...
Bisous,

Michel


François 02/11/2009 15:59


Michel,
à vous lire, à regarder ce que vos yeux voient, j'imagine soudain ce que pourrait être un monde où on ne mentirait pas..
Un monde plein d'humanité et de présences humaines, un monde si loin de celui qu'on voudrait nous faire espérer aujourd'hui..
Encore merci, Michel, et plein d'amitié


Michel Giliberti 02/11/2009 22:47



Je suis persuadé, François, que nous avons la même vision du monde, mais il est vrai que notre seul regard, notre seul espoir n'est pas suffisant pour remédier à l'actuelle désertion des
sentiments.
merci François, @ bientôt,

Michel



moktarjunior 02/11/2009 13:10


la tempête , ses cris pour rester en vie malgré l eau des déferlantes ,les cordages qui se pressent à mon coup , seul l instinct me guide à ce moment
peu importe l issue du combat , je gère les secondes une a une , la colère livre sa bataille mon esprit bien trop triste est déjà ailleurs


Michel Giliberti 02/11/2009 14:01


Ton instinct, dans ce combat imprévu, sera certainement le plus sûr des guides et l'amitié, bien sûr.
Je t'embrasse
 Michel


Jacqueline 02/11/2009 11:45


Michel! quel plaisir de vous relire....je pensais à vous et vos poèmes la semaine dernière en Tunisie
Je suis de nouveau transportée vers la sensiblité et la justesse des mots, l'infinie grandeur de votre état d'âme qui dégage un perfum subtil indescriptible
Merci Michel de nous revenir encore plus haut dans les sphères de la vacuité
Jacqueline


Michel Giliberti 02/11/2009 12:59



À mon tour de vous dire "quel plaisir" de vous lire. C'est si formidable tout ce que vous me dites.
Merci Jacqueline.
J'espère que votre séjour tunisien s'est bien passé.

 @ bientôt

Michel



LILIA 02/11/2009 10:28


Bonjour, je clique pour chercher une amie michelle dont j'ai confondu l'adresse je tombe sur vous par ce matin un peu frisquet
je ne regrette pas c tellement chaud ici
bonne journée


Michel Giliberti 02/11/2009 13:00


Merci Lilia, une Michelle pour un Michel, pourquoi pas :o)
 @ bientôt peut-être,

Michel


nabeth 02/11/2009 09:41


Jean-Charles, sauvage, comme l'eau, insolemment beau, vous fait frémir autant qu'en ces premiers jours. Je vous comprends intensément.
Continuez doc à rire quand l'instant se présente, à gueuler vos joies et vos peines et vivez même lorsque l'envie de crever vous mord.
Nous, fidèles de ce lieu de rendez-vous, en avons besoin, pour survivre parfois.
Je vais recopier ces lignes magnifiques, à la main, pour me les approprier un peu, si vos le permettez.
Merci encore, Cher Michel;
Nabeth vous embrasse. 


Michel Giliberti 02/11/2009 13:06


Nous rions énormément car je suis un vrai clown au quotidien...

De toute façon, il le faut et ça reste le plus éfficace des médicaments. Hélas, dès que je prends la plume, l'inspiration n'est guère au rendez-vous ele bonheur à l'état pur m'inspire peu. Je
préfère le vivre.
Merci Nabeth de toujours me faire partager vos idées, vos émois.
 Je vous embrasse,

Michel



Nath 02/11/2009 09:01


Il est très beau...
J'ai mal à te lire ce matin Michel...
@ bientôt


Michel Giliberti 02/11/2009 13:08


Merci Nath,
Il l'est toujours. J'espère que tu vas bien.
 Bises,
Michel


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