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Le blog de Michel Giliberti

Pas trop d'idées... Panne séche. Aussi, lâchement, voici le tout début de Boukornine, un de mes romans dans lequel Moez (ici en photo) est le héros.
Moez-foulard-rouge-22-
– Ija !
Il dit viens ! en arabe.
Je ne réponds pas.
Pourtant, je voudrais lui obéir.
Obéir à l’Orient, obéir à mes rêves d’absolu, et mettre fin à mes errances d’enfant déraciné.
– Ija !
Sa voix encore… comme un murmure, et sa langue, comme une musique qui m’indiquerait le vrai chemin. Pour la seconde fois, je fais mine de ne rien entendre.
Du seuil de la terrasse, il cesse de contempler la mer, et se retourne.
– Qu’est-ce que tu as ? Viens là… Viens voir Bou Kornine.
Mes yeux se lèvent sur lui, mais ne reçoivent que sa silhouette noire, à contre-jour.
Le soleil est si aveuglant.
La terrasse, si blanche.
Je m’étire longuement. Ce lit est un piège. Depuis plus d’une heure, je tente d’en sortir. Je m’assois enfin sur son bord. Ma peau moite m’écœure un peu. Comment ne pas transpirer ? Il fait au moins trente degrés à l’intérieur. Je n’ose imaginer dehors, je n’ose imaginer cette puissante chaleur : ces degrés qui abrutissent.
Je m’empare de la gargoulette posée à mes côtés et dont les flancs transpirent, eux aussi. Je la porte à mes lèvres assoiffées. J’avale avec maladresse une gorgée d’eau fraîche au goût de terre profonde, comme remontée d’un puits. Elle ruisselle de mon menton jusque sur ma poitrine… De l’eau aussitôt tiède, sensuelle.
Sous la canicule, l’érotisme est un psychotrope qui cherche tous les prétextes pour se manifester.
Je tais mes gestes autant que mes mots. La gargoulette entre les mains, je guette l’indicible.
Rien.
Juste le silence jaune entrecoupé du grésillement électrique des mouches épuisées qui tourbillonnent au sol avant de s’éteindre.
Moez quitte le seuil de la terrasse. Il approche, enfin.

Moez-terrasse-55

commentaires

C


Comment se procurer tes livres mon Michel ? Ils sont toujours présentés à la FNAC.COM mais ensuite on nous écrit pour nous dire qu'ils sont indisponibles... Je t'embrasse très fort.



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M


Je sais, c'est le problème quand une maison d'édition ferme, mais personnellement il m'en reste. C'est un moyen d'en obtenir.


 Bisous,


Michel



C


Moez, ta muse... Obéir à L'Orient et accepter de vivre...



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M


Oui, ce fut un grand enrichissement qui continue...
 Bisous


Michel 



H


Cette sortie à regret du lit pour aller faire irruption dans la lumière e ramène à l'acte de vie premier, sortir des entrailles de sa mère pour aller affronter, paniqué, l'extérieur.
Même la gargoulette et son eau sont comme le liquide rassurant qui précède la naissance.
Il faudrait, tous les jours, apprendre à renaître. Avec un passeur comme Moez ce doit être plus facile...


PS, "viens" se dit chez toi "ija", chez moi c'est "aji"


 



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M


C'est beau Henri-Pierre, à travers tes lignes, je relis mon livre...la gargoulette est un mystère pour moi. j'aime boire à son goulot, j'aime ce geste qui me rappelle l'enfance, c'est vrai...
Faut-il être sensible pour rester accroché à de tels détails... Oui, Ija, fissa... :o)
je t'embrasse,


Michel


 



N


ta "faille " est trés belle ,michel et méritait que tu cèdes à l'abandon...


merci pour ces confidences à ta "famille de blog"...


ne change surtout pas...


kiss du soir


 



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M



Merci Nyco... je suis extrêmement sévère envers moi-même, alors que si indulgent envers les autres... je ne parviens pas à changer.
Néanmoins, comme tu le dis, cette faille m'a permis tant de connaître tant de belles choses...


 @ bientôt Nyco


Michel




Y

Bonjour Michel,
Quoi de plus agréable que de vous rencontrer en compagnie de Moez!il a étè l'élement premier à la découverte de vos peintures et dessins.A la devanture d'une galerie parisienne il semblait
m'inviter a y entrer, chose que j'ai fait et q'aujourd'duis encore je me souviens.Pour tout artiste sans matiére ont ne crer rien ç'est une vérité de mr de LA PALICE.Donc je profite de se moment
pour  vous transmettre à tous deux mes félicitations pour votre rencontre privé et artistique,certe je n'oublie pas vos autres rencontres riches en découvertes mais voilà MOEZ reste en
premiére place,il se peut qu'il à été le déclancheur pour me rapprocher de mes propres racines et de vos oeuvres.En tout cas encore une fois un grand Merçi à vous tous Artiste et Modéles.Bonn
journée.


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M


Merci Yves. Vous avez raison un "artiste" a besoin d'une muse. Moez le fut et l'est... Tous mes modèles ont été importants. Tous sans exception, mais lui avait le petit + du pays natal et de
l'abandon dans ce que je refuse depuis toujours et pour lequel j'ai cédé. L'homme est ainsi fait qu'il ne peut être sans faille.
Merci encore Yves,


@ bientôt


Michel 



N

Ce que tu appelles "panne sèche" est un bonheur pour nous. Je découvre ces pages de Boukornine et j'ai envie de lire les autres. Envie de savoir ce qui se passe une fois que Moez s'est
approché. J'adore ... raconte encore ... juste un peu, avant de pouvoir tourner les pages moi même.


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M


Oh non Nanie. je suis désolé, je ne peux pas, car je n'aime pas donner l'impression d'étaler mes livres sur le blog. En presque 600 articles, j'ai dû le faire dix fois et chaque fois je les ai
toujours très espacés l'un de l'autre, pour qu'on oublie vite...


Mais je suis sensible au fait que tu aies eu envie de la suite... :o)


 @ bientôt Nanie,


Michel



B

Ce qui me fascine chez Moez, ce sont ses yeux si noirs et ses ongles si blancs...


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M


je suis d'accord avec toi. Ces ongles rose pâles et presque blancs  totalement mat sont très étonnant. J'en ai même fait un poème. Il sont d'ailleurs très difficile à rendre en peinture.


Bisous Bellelurette


Michel



N

oh...désolé Michel...j'en avais oublié le texte...

en effet,bien envie de le lire !
ta façon de décrire si sensuelle donne de l'appétit...
devine le menu...

bisous ;-)))


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M


C'est le seul roman autobiographique...



L

Moi, une seule chose m'intéresse aujourd'hui: c'est le roman, un délice, le premier que j'ai lu de la bibliographie de Michel... Que du bonheur. Je ne connais Moez que par les superbes portraits
que Michel a réalisés de lui, mais je l'aime comme si je le côtoyais, grâce à ce roman d'une richesse infinie de sensations. Bon-soir Michel.


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M


je vous aime quand vous me dites des choses si troublantes...je nesis même plus qui dire.
je vous embrasse,


Michel 



E

ouiiiiiiii ! j'adore ces petits actes manqués, et ces petits mots occultés...
J'ai pensé à cela exactement quand j'ai vu dans ma messagerie que vous aviez répondu à cette rectification... à l'instant m'm j'ai réalisé !!! mais chut !


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M

Promis.....


E

je voulais dire... "on peut quand MEME en rire"...


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M


Vous avez eu les oeufs plus gros que le ventre... et dans votre précipitation, PAf!.. un "même" est tombé.
 @ bientôt

Michel 



E

Pourquoi ai-je parlé de "ojja" ? En lisant "ija" j'ai pensé à "ojja"...
Plus que le plat, (à base d'oeufs et de tomates, le tout épicé bien entendu), plus que le plat lui-même, l'expression est... savoureuse. On peut traduire "ojja" par "affaire bien emmêlée"...
Je n'ai pas les ingrédients pour vous proposer une ojja Michel. Mais on peut quand en rire... et saliver...
Je vous embrasse. eva.


Répondre
M

J'ignorai que ça voulait dire cela. Je comprends mieux, mais je suis un ventre, vous voyez... alors bien évidement sur seule ma gourmandise a parlé...
Salivons donc et emmêlons l'affaire :o)
 @ bientôt Eva 

Michel 


E

Bonjour Michel, la panne sèche, la feuille blanche, je idem à toi en ce moment avec en plus le décalage avec cette fichue heure d'été, je ne fais rien de bon. Je me réveille et vit avec le soleil,
avec la lumière et pourquoi devoir changer un rythme naturel, au nom de qui, de quoi? Bof nous petites gens, devant ceux qui porte une étiquette nous devons rester zen et vivre au gré de nos
passions. Après mon exposition que je souhaite très positive en vente, je veux partir retrouver mon désert marocain, ici je n'ai plus la petite flamme. Je me fane.
Je te souhaite une très belle fête de la Pâque et courage. Gros smal de la suisse Giselle


Répondre
M


Je crois qu'on a tous un p'tit coup de blue. c'est le soleil, le vrai, qui nous manque et quand tu parles de désert marocain, tu imagines combien je suis d'accord avec toi. La petite flamme est
peut-être là-bas...


je te souhaite une belle exposition et les vacances qui iront avec. Bonne chance pour les ventes. C'est une période un peu difficile pour l'art.


 @ bientôt



Michel 



E

ha-ha-ha ! j'aime bien vos pannes de ce genre !!
Ija ! (il a dit Ija pour la super ojja !)
A bientô Michel. eva.


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M


Mais pourquoi m'avez-vous parlé de la ojja, Eva?... j'adore ce petit plat tout simple et si savoureux et maintenant j'en ai envie. Heureusement que je sais la faire :o) mais là-bas, c'est
tellement mieux. Imaginez-vous une choucroute à Sidi Bou Saïd, franchement !...


 @ bientôt Eva



Michel 



N

pourquoi "lâchement",Michel?
n'es tu pas homme ?
n'as tu pas droit à ces petites failles...petites faiblesses...qui font la beauté de l'âme sensible?
c'est tellement rassurant pour nous de savoir que le surhumain n'existe pas...
pose toi un peu...
reprend ton souffle ...
et l'inspiration viendra ...comme revient toujours le printemps!

bises réconfortantes...



Répondre
M


Parce que je n'aime pas faire ça... Mais je dois avouer que ça m'a souvent permis de faire des articles sans trop me tracasser et c'est cela même que je n'aime pas... je n'ai pas le temps de
vraiment laisser vagabonder mes idées, car je suis dans l'écriture d'une pièce qui me prend toute mon énergie... et comme je peins aussi... et comme je n'ai plus 20 ans, et comme, et comme...
ben, je viens de faire un article, non?


 Il suffisait de parler de moi, en fait :o)


 @ bientôt Nyco et merci pour ton passage.



Michel


 



R

ce n'est rien une panne, juste le temps de se réparer, et ça repart...
bise rejane


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M

Bien sûr... ça cogite déjà :o)
@ bientôt 

Michel 


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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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