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Le blog de Michel Giliberti

Les-bequilles-rouges

Nous avançons, béquilles de sang aux bras.
Nous avançons plus ou moins bien.
Nous avançons, c’est déjà ça.
À l’autre bout de nos espérances, l’horizon n’est pas ce ciel limpide tant décrit. La vieillesse apaisée, la vieillesse orgueilleuse, n’est pas au rendez-vous.
Alors nos corps balbutient.
Alors nos gestes hésitent.
L’oreille se tend, l’œil déchiffre, mais c’est déjà la fin.
J’allume des veilleuses, je veille mes chagrins, mais tout, dans la nuit noire, reste inerte et le destin, comme un phare immuable, pulse au sommet de cette lointaine côte qu’il me faudra franchir pour rencontrer l’oubli.
MG

commentaires

N


Tellement justes, si émouvants, tes mots me font pleurer, tu nous parles au coeur, j'en tremble.



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M


Je les ai écrits dans un drôle d'état moi-même... "Le temps est assassin" comme le dit Véronique Sanson dans une de ses chansons...
je t'embrasse Nanie
Michel



M


Bonsoir Michel... bonsoir à tous...


Juste un petit mot pour vous dire que je n'ai pas eu la même "lecture" de ce tableau que vous... tableau qui me touche beaucoup!


Je ne suis pas de toute première" fraîcheur", et les souffrances morales, je connaîs, j'ai failli plusieurs fois m'y noyer... Il faut trouver la force d'avancer, avec ou sans béquilles... mais
avancer coûte que coûte.


Ces béquilles symbolisaient pour moi la difficulté d'avancer dans ce monde...où je suis en quête de partage, de tolérance, d'humanité... de "beau" quoi. Que l'on soit jeune, mûr ou vieux, la
difficulté est la même est pas pire que celle de naître aujourd'hui, dans ce monde d'inégalités...


Avancer en âge m'apporte la force et la maturité de défendre mes idéaux!


@ bientôt, Marie



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M


Mais Marie, c'est tout à fait cela. Je le dis dans la réponse que j'ai adressée à Yves. Ces béquilles symbolisent la difficulté à vivre dans ce monde. Vous avez bien le sens exact de ce tableau
et j'en suis ravi. Votre quête de partage, de tolérance est tout à votre honneur et l'âge ne change rien aux belles s, au contraire. J’ajoute que c'est une preuve d'ouverture d'esprit et donc...
de la jeunesse.
 @ bientôt Marie,
Michel



B


Oh la, mais ils sont scotchés au décor par la tête... Celui-ci représente-t-il le passé et tous les attachements qui vont avec ? Ça doit être difficile d'avancer dans ces cas-là !



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M


"On" essaye Bellelurette, on essaye... "Scotchés par la tête" ou tirés par la tête... ou effacés au niveau de la tête... bref, un grand combat pour repartir... Un des hommes tourne la tête vers
celui qui ne l'a pas encore relevée...
 Je t'embrasse , @ bientôt
Michel



J


Bravo Michel pour le texte, mais je me pose cette question, comment devenir un ami de nos béquilles ? A+ jack



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M


Merci Jack, et pour répondre à votre question... je vous avoue que je n'ai pas de réponse, sauf à vous dire que lorsque les béquilles soutiennent ceux vous aimez, elles deviennent vos propres
amis.
 @ bientôt Jack
Michel



N


juste... sublime...


merci mon Michel...



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M


Oh... merci Nyco.
je t'embrasse
Michel



M


je trouve ce texte extrêment beau, il a la force des poèmes qui savent dire l'essentiel avec des mots simples, de manière épurée. C'est tellement juste... en tous cas ton poème me parle
énormément. L'horizon n'est pas toujours ce que l'on croit, mais sur chaque horizon pulse un phare au rythme des battements de nos coeur, de notre sang.


A la lecture de ton poème je retrouve ce que j'aime tant chez Aragon, l'art de parler de la vie, de la mort  avec force et simplicté.


bravo pour la toile et pour ton poème  Michel



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M


Je suis très sincèrement touché et ému parce que tu m'écris Maryse. Je comprends que ce texte ait une résonance toute particulière chez toi. Tous deux, nous connaissons bien nos bosses et nos
bleus respectifs.
Je t'embrasse très fort et je te remercie encore.
Michel



M


J'adore!!!



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M


Merci beaucoup Marie.
 @ bientôt
Michel



Y


Ah! la vieillesse du corps ne va pas de pair avec celle de l'ésprit.Il y a toujours un décalage qui nous obligent à la soufffrance!Il nous faut des béquilles ou un bras pour soutenir se corps que
l'ont sent nous abandonner.Il y a le regard des autres qui nous observe comme ont consulte notre montre,il y a nos douleurs qui nous accompagnent,les milles et uns problémes qui  envahissent
notre ésprit.Il y a nos oublies que l'ont séforcent de ne pas perdre de vue.Et puis arrive l'heure de dire au revoir en évitant si possible de n'oublier personnes par politesse.Quand un enfant né
ons n'aient heureux!Se devrais étre pareil pour nos vieillesses!mais sa sa se soigne tout au long de notre vie par le respect.


Merçi pour le tres beau texte qui accompagne cette nouvelle toile!bonne journée Michel


(Temps pluvieux sur Paris se jour)



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M


He oui Yves, c'est la dure loi de la vie, mais j'aime à parler de béquilles morales, même si celles du tableau sont bien réelles.
Ici soleil, figurez-vous, alors j'oublie toutes sortes de béquilles.
Merci encore Yves et à bientôt
Michel



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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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