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Le blog de Michel Giliberti



C'est comme une fuite
C'est comme un regret
Un sale parasite
Qui vrille mes traits



Dans mes yeux, l'alcool
A figé l'espace
Et quand ils s'affolent,
C'est pour un Chivas.

Regret de ton ventre
Et de ta sueur,

Je pourrais me vendre
Juste pour ton odeur.

          Le vertige des ans
A bien assagi

Mes tripes et mon sang
Mes chasses et mon lit.




     
Mais parfois la nuit,

Seul dans mes dérives
Je mendie cris
Sous mes incisives.



Alors je me lève
Jusqu'au lavabo
             Et j'pisse comme je crève
       De n'être plus beau.

© Giliberti / 2007

commentaires

N
humhum! Criant de vérité !!!
 
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M
Merci Nathgrim, merci. @ bientôt,Michel
R
Les mots seraient dérisoires pour exprimer ce que ce texte vient chercher en moi...
J'aime c'est tout...
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M
Je connais vos textes Renard et je les aime, mais là, vous me dites tant...Merci du fond du coeur.Michel
N
Le vertige des ans a du bon, puisqu'il vous fait "pisser" des mots malades d'amour. ... on se retrouve tous dans ce texte là ... J'adore !
Magnifique présentation.
A bientôt
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M
Merci Neurhone, ceci dit ce texte passe mieux en musique puisque c'est une  chanson à la base @ très bientôt (ici ou chez vous...?) Michel.
B
En fait, je voulais surtout te dire que ton montage était super beau, et j'ai bifurqué...
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M
Je n'avais pas du tout prévu de faire cette mise en page mais le poème m'a paru trop long (esthétiquement parlant )et du coup j'ai fait ça pour casser la verticalité du texte...Merci Bellurette,Michel
E
Ciel! ...et quelques vapeurs d'Absynthe, et cristalliser cet ange de feu.
Ce qu'il est beau cet homme garçon!!! HUmpf! Ou comment booster c'te tristoune journée grise comme c'est pas permis pour un jour d'été! Merciiiiii Michel!
Moult békos
jérôme*
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M
Mais non, le soleil est radieux, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil...  C'est bien connu :o) @ bientôt Jerôme,Michel
J
....mais tu es beau Michel ! J\\\'aime assez ce texte qui sort " du ventre ", des mots vrais sans prendre des gants ... Bises
 
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M
Je ne suis pas si optimiste , Josie... @bientôt,Michel
M
la violence des sentiments très bien exprimée dans ce poème...Nous pourrions nous vendre pour quelqu'un, pour un regard, une odeur, le gout salé de sa peau...  quelle folie ! je lis ton texte et j'ai dans la tête "avec le temps" de Léo Ferré...Le comm de Bellelurette, et ta réponse m'ont bien fait rire et du coup je note que cette utilisation des lavabos qui agace tant les femmes n'est donc pas une spécialité des hétéros ! :)  Bonne journéeet bravo pour la mise en forme avec les photos !
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M
Eh oui, les beaufs sont partout... même chez les gays!!!   Quelle misère!!! @ bientôt,Michel
F
L'amour, comme une flamme qui attire les papillons et sur laquelle ils se brulent le bout d'une aile, voire un bon bout de l'aile...
Et nous, nous nous reconnaissons, nous qui avons vécu ce bonheur incandessant, à notre façon irremplaçable de ne plus savoir voler tout à fait droit...
Comme une trace visible par les autres de l'amour qui continue à nous incendier dedans...
Plein d'amitiés
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M
Vos mots reconnaissent les miens et rencontrent l'exigence des souvenirs qui vous détruisent mais aussi vous subliment...  Les papillons  s'accomodent bien d'être des larves... avant de s'envoler.Bonne nuit François,Michel
B
Tu as fait rimer beau avec lavabo, ou lavabo avec beau ? (tiens, je pense à Lagaf' soudain...)
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M
J'ai longtemps hésité, d'autant que J'avais le choix entre crotte et chiotte, mais tu me connais, j'ai fait au mieux... :o)@ bientôt,Michel
M
là , il est là ce refus , elle est là cette souffrance qui nous fait jurer qu on ne nous y reprendra plus , elles sont là ces heures d été tres froide , ces hivers  torrides .il est là ce mot douloureux que l on ne s avoue que rarement : " le manque " .il est là ce justificatif à toutes choses et son contraire , il est de tout homme la negation .pourtant sans ce " manque " tant de valeurs seraient differantes .UMP :je serais vendredi chez mes parentsBOUJOU BIEN
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M
Oui, Franck, tout est dit... le manque qui est un "trop" en nous au point de nous faire croire que rien ne va jamais. L'homme est à ce point lié à ses bonheurs passés qu'il reste parfois fermé à des bonheurs présents... mais puisque tu viens vendredi, nous en reparlerons. Bisous,Michel
D
Je trouve ton texte terriblement beau et vrai, plein de rage, celle du désir, du souvenir, comme si tout le bonheur d'un moment pouvait (et il se peut) se réduire dans un parfum, un détail, quelque chose de fugitif mais que l'on gardera toujours avec soi. Et puis aussi - j'espère que tu ne seras pas choqué par mon propos - ton texte met en évidence que le désir, le souvenir de l'amour enfui est le même qu'il s'agisse d'un homme avec un homme, un homme avec une femme, une femme avec une femme... C'est l'universalité de l'amour. Et de la douleur.
 
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M
Comment pourrais-je être choqué par ce que tu dis ? C'est ce que je défend. Bien sûr mes armes sont orientées, mais je veux toujours parler à tout le monde. les femmes le comprennent très bien d'ailleurs.Merci Dick de me dire de si belles choses. @ bientôt,Michel

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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