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Le blog de Michel Giliberti

Comme trop de blogueurs m’ont embêté hier avec des commentaires incendiaires à cause d’un hacker sans cœur qui se faisait passer pour moi et qui les insultait, je retourne vite là-bas où j’étais petit…
Voilà la façade du cinéma l’Olympia dans lequel j’ai vécu mes douze premières années en Tunisie et dont mon père s’occupait. La fenêtre au-dessus de l’entrée, c’était celle de ma chambre, je pouvais voir les gens faire la queue avant la séance. On ne voit pas les côtés sur la photo, mais c’était très beau et très grand, avec une terrasse immense…



… et puis en 86, le cinéma a brûlé… Voilà tout ce qu’il en reste.
La maison est encore intacte et je peux toujours y pénetrer (c’est un pèlerinage qui dure depuis plusieurs années). Par contre, le cinéma,
derrière, a totalement disparu et à l'emplacement de la salle et des fauteuils, parmis les tôles enchevêtrées, les gravats et la ferraille tordue, un figuier géant et à un olivier s'entrelacent…
J’ai de nombreuses photos des ruines de mon Olympia, mais ça me ferait mal de les placer sur ce blog ; aussi je préfère ce tableau où l’on aperçoit en fond, un peu de ces ruines et au premier plan, Moez en jeune garçon triste dont les larmes bleues symbolisent la mélancolie enfantine, les regrets de mes jeux priviligiés.


Un cinéma
Pas un ciné
Un tout ultime
Sur mon enfance,

Mon Olympia
Bien calciné
Une fin de film
Dernière séquence,

Un cinéma
Enraciné
Avec en prime
Comme une absence

Mon Olympia
Et mon ciné
Mon eau de là
Ma déshérence.

In voyage secret © Bonobo éditions

Published by Miche Giliberti - - Tunisie

commentaires

liliane Randazzo/Gahery 30/12/2007 17:27

Merci Michel d'avoir répondu , ton histoire est la mienne - nos émotions sont les mêmes - longue vie à ton blog - Liliane  ,

liliane Randazzo/Gahery 28/12/2007 20:38

quelle joie de voir la photo ancienne de l'Olympia - je n'avais que celle calcinée actuelle - il y a quelque temps , un soir prise de nostalgie , j'ai écrit une note sur l'Olympia - je comparais notre Olympia à Habiba M'sika - qui eut une fin tragique après tant d'heures de gloire - liliane Randazzo

Michel 30/12/2007 08:47

Cet Olympia aura été ma colonne vertébrale, j’y ai vécu presque 10ans… ça ne s’oublie pas et le voir brûlé m’a fait très mal. Merci Liliane,Michel

filaplomb 04/07/2007 20:05

Un côté ciné-paradiso mais sans le sourire parti de Philippe Noiret, quoi…Emouvant.

Michel 04/07/2007 20:29

Oui, c'est tout à fait ça et quand j'ai vu ce film, j'en étais mal à l'aise tant j'avais l'impression de voir mon enfance devant les yeux... @ bientôt,Michel

H*** 01/07/2007 17:24

un figuier et un olivier qui s'entrelacent... Faut pas me donner des idées comme ça Michel... Sois sûr que ça apparaîtra dans "Bou Kornine"... Je t'embrasse, merci pour tes encouragements Avignonesques. H***

Michel 01/07/2007 17:37

Tous mes voeux de succés, tous mes bonheurs, tous mes baisers... Michel

Maryse 30/06/2007 15:59

Tu étais donc aux premières loges pour observer les gens...ce batiment calciné semble assez triste . ça doit être déchirant  de le voir dans cet état, mais il y a un figuier et un olivier symbole de longevité...Moez a un visage qui s'accorde bien avec ce sentiment de mélancolie bleue. Il est là entre toi et les ruines, est-ce qu'il prend une partie de ta peine ? Bonne fin de journée

Michel 30/06/2007 23:51

Merci Maryse... Oui l'Olympia est bien triste désormais mais ce qui est marrant c'est que la vie sur le trottoir est toujours aussi drôle que lorsque j'étais petit. Les enfants s'amusent et je me revois à leur âge. Le cinéma, ils s'en foutent. Il n'y a que moi qui aie un pincement au coeur quand je me pose là, car je me pose à l'entrée sur la gauche (qu'on ne voit pas). La photo ne montre que l'entrée, mais l'immeuble courait des deux côtés formant l'angle de deux rues et je m'assois là où je prenais mon goûter et je bavarde avec tout le monde. Le temps s'arrête et après je suis bien. j'ai la chance de pouvoir entrer dans la maison au premier étage. Elle est inhabitée et là je revois encore les peintures que mon père avait faites sur les murs, je vais dans les chambres, sur les balcons, sur la terrasse... c'est assez très étrange en fait, je suis dans une maison fantôme qui ne m'inquiette pas et qui m'accueille.Quant à Moez, il trouve ça dommage que je ne refasse pas marcher le cinéma... (oui, il a de l'humour...) cependant j'ai vraiment voulu faire ça avec JC mais c'est trop compliqué.Hou... je t'ai fait un vrai feuilleton.MichelMichel

mocktar junior 30/06/2007 01:53

ce matin les volets , la porte à clef fermée , personne ne peu comprendre les pierres blanches et le sentier.ce monde est le mien meme si parfois il m arrive d oublier .l arbre au milieu , toujours celui de mon secret , celui des fortes tempetes et des nuits rouges sombre .

Michel 30/06/2007 11:13

Ah... Franck, je suis ton arbre, rassure-toi, même si mes branches vieillissent...  @ bientôt ma bicheMichel

François 30/06/2007 00:38

Nous habitons nos maisons, ou plutot non : ce sont nos maisons qui nous habitent et elles nous habitent encore après que nous les ayons quittées. On devrait dire : "fidèle comme une maison"...
Plein d'amitié

Michel 30/06/2007 11:17

Oui François, il y des maisons qui nous habitent.... celle de Tunisie est  tissée de mes souvenirs, au point que ses murs sont en moi et je me sens parfois moi même comme un vieux cinéma désaffecté... avec mes images, mes films, mes actualités. @ bientôt,Michel

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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