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Le blog de Michel Giliberti

Franck, mon modèle, venait de perdre Tania, sa jeune amie de vingt ans, emportée en trois mois par un cancer.
Il était désespéré et venait souvent à la maison me parler d’elle et tenter d’exorciser son chagrin.
Je me souviens que nous écoutions Wasis Diop à longueur d’après-midi.
Je le regardais me parler de la mort, du suicide.
Il pleurait dans mes bras.
Dans ces moments-là, nous étions très proches.
Éprouvé par sa douleur et en souvenir de ces longs après-midi, je le peignis un peu plus tard en projetant son suicide qui fort heureusement n’eut pas lieu.
Je voulais que Franck soit sans fards, seul, nu, avec son suicide au bout des doigts et une lettre d’adieu qui affirmait qu’il n’était pas si grave de quitter ce monde dès lors qu’on le désirait.



Ce n’est pas si dur,
Juste un royaume qu'on déserte...
Les bouffons demeurent,
Armés de vie
Devant vos bouches vides
Et vos paupières d’encre.
Ils sauront vite
Vous faire m’oublier.


© Giliberti (texte de la lettre sur le tableau)



commentaires

Fred 27/12/2006 23:27

Trop beau le poème !
C quand kon meurt tous ?

Michel Giliberti 28/12/2006 08:17

Trés bientôt forcemment... mais on aura même pas l'temps de faire une lettre! ça va aller très vite, vous verrez, ce sera un suicide obligé...@ très vite ,avec plus de trente milions de nos amis, les vers...

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