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Le blog de Michel Giliberti

Au lendemain de notre soirée d’hier me viennent quelques réflexions…

L’occident vit dans ses secrets, à l'image d'une famille qui préserverait ses enfants et ses petits-enfants de tout ce qui, par le passé, l'a fait basculer dans l’impardonnable.
Ainsi se perpétuent les mensonges qui confortent la morale et font croire à la virginité de tous les abus.
Brûlante ou non, notre mémoire ainsi réhabilitée nous assoit dans l’idée que nous sommes un bon peuple. J’aime à le penser moi aussi, c’est plus reposant.
Pourtant, certains soirs de tourmente, je reçois la conscience collective en pleine gueule et j’ai du mal à vivre l’hypocrisie derrière laquelle nous nous protégeons.
Le verbe de l’occident tente de nous faire oublier le barbarisme et l’esclavagisme par un discours poli et un « mea-culpa » théâtral des responsables de l’état en fonction des aléas sociaux. Hélas ! tout se perpétue. La négation des hommes est toujours d’actualité. Les conditions de vie, malgré les apparats, sont une tragédie organisée.
Il n’existe aucune réelle conscience politique, aucune ardeur à combattre les inégalités.
Le pouvoir n’encense que la performance… le reste n’est pas considéré sauf en terme « compassionnel ».
Il n’y a aucune proposition de rénovation sociale et cette brèche ouvre la voie aux arguments les plus simplistes. Nous sommes même dépossédés des simples bonheurs dont on pouvait, hier encore, adoucir notre quotidien. Tout a basculé dans une orgie, une surenchère de la seule possession matérielle à grand renfort de slogans sur la croissance.
Il n’y a plus un seul discours sans une armada de chiffre qui nous fait sombrer dans l’imposture.
Alors que lorsqu'on n’avait rien, nous avions tout !
Dans un système qui est parvenu à nous rendre si dépendant de l’inutile, il nous est insupportable de ne pas tout avoir. Dès lors se réveille le mysticisme qui sommeille en nous depuis l’aube des temps. Plutôt croire en tout que ne rien posséder. Dès lors, les guerres saintes ne sont plus très loin.

De toutes les choses mystiques dont la science parvenait à nous éloigner pour le plus grand bien de l’humanité, l’obscurantisme affiché du libéralisme qui bafoue notre condition d’homme nous pousse malheureusement à nous les réapproprier.
Dès lors pour certains d’entre nous, le discours religieux qui accrédite le mythe de l’espèce supérieure parvient à transformer l’idéalisme en fanatisme et nous rentrons de plain-pied dans une histoire funeste qui nous prive de notre Terre mère.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » comme dit Rabelais.

À propos de Rabelais…, hier soir on a bien bu et on a bien mangé, Vain Dieu !
Agnès et Marie-France avaient préparé les desserts, Jean-Charles, le hors-d’œuvre, moi, le plat principal, Robert et Remy… qu’est-ce qui z’ ont fait ?… ben rien… y z’ ont causé et y z’ ont beaucoup mangé… surtout Raoul ;-)


commentaires

AgnÚs 05/11/2006 18:59

D'abord on dit pas "vains dieux" mais "vingt dieux "! Ca illustre bien toute l'ambivalence de Michel concernant la religion : que Dieu soit vain, ça te regarde mon beau ! Moi, je préfère que les Dieux soient nombreux !Ensuite : Remy (et non Raoul) a, certes, bien boulotté, mais n'est-ce pas ipso facto chaleureusement félicité ceux et celles qui ont commis toutes ces délicieusetés ?Bises. Ginette

Michel 05/11/2006 20:31

"Vain" me parait plus juste, bien entendu, mais puisque tu penses que vingt Dieux seraient préferables, je me range de ton côté. Plus on est de fous... "Raoul", c'était pour le fun, ma belle Ginette.À bientôt et bises à vous deux avec ma bénédiction.Michel.

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