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Le blog de Michel Giliberti



 Souvent, dans les tièdes matins
Quand en terrasses le linge sèche
Et qu’à l'éveil des heures neuves
Mes pensées fortes réssuscitent,
Le signe intime de mes craintes
M’annonce encore le cri des hommes.
Ceux qui se traînent
Ceux qui subissent.
Alors, dans la douceur de ces matins
Sur ces terrasses qui m’apaisent
Aux heures douces de ma vie
Je sens en moi la même plaie
Qui ne veut pas
Qui ne peut pas
Guérir d’un monde qui n’est que ça.

© Giliberti / 2008



Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

commentaires

Henri-Pierre 16/07/2008 23:17

Comme Christ portant sa croix.

Michel Giliberti 22/08/2008 09:18


Comme les plaies qui ne se ferment jamais...

Michel


Chris-Tian Vidal 10/07/2008 15:18

Mon frère : c'est le même monde qui crie dans mes entrailles...

Michel Giliberti 10/07/2008 18:06


Je sais bien Christian, je crois que de nos points communs, celui-ci est le plus fort.
Je t'embrase,
Michel


Jerem 08/07/2008 22:38

L'homme est un loup pour l'Homme."Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, que de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne." (JJ Rousseau)

Michel Giliberti 09/07/2008 08:23


Terrain ou territoire... voilà bien qui nous ramène à l'animal ; l'animal que nous refusons d'être et qui à tout instant pointe son nez, hélas!
 merci Jerem,
 @ bientôt,

Michel


François 08/07/2008 18:46

Un monde qui n'est que ça, mais qui est aussi tout ça : la beauté de ce qui nous est donné et qu'il faut savoir recevoir : c'est la force de vos photos que de savoir en rendre compte et le partager. Et la violence, notamment des inégalités : certains refusent de les voir, pas vous.. En cela nous avons perdu l'innocence des enfants. Nous savons..Souvent écartelés entre ces deux vérités, celle d'un monde qui n'est que ça, et celle du même monde qui est aussi tout cela, nous traçons nos chemins d'homme, cahin-caha, en nous appuyant les uns sur les autres...C'est pour moi le mystère de nos humaines vies...Plein d'amitié, MichelFrançois

Michel Giliberti 09/07/2008 08:32


Je suis bien d'accord avec vous François, mais vous, qui commencez à me connaître, vous savez que mon optimisme se réserve pour l'extérieur, pour la lumière de chacun,mais que ma plume aime
dénoncer l’obscure de tous...
 @ bientôt François,

Michel


bellelurette 08/07/2008 13:37

Etre au courant de la misère du monde, d'accord.La sentir dans son propre corps, d'accord.Mais la sentir trop fort et la faire sienne, pas d'accord.Le mal-être est contagieux et je m'éloigne de cette contagion comme je peux.Et c'est ainsi que je peux aussi aider ceux qui souffrent.Sinon, je ne peux rien...Rien à voir ...Je viens de me brûler en sortant un plat du four,Tu crois qu'il me faut appeler les pompiers ?En fait si, cela a à voir.Si j'étais si brûlée qu'il me faille appeler les pompiers,Sûre que je n'aimerais pas qu'ils ressentent ma douleur,mais juste qu'ils aient les bons gestes pour me sauver.Maryse parle des riches...Les riches sont des gens extrêmement malheureux.Ils ne peuvent pas profiter de leur richesseCar ils ont toujours peur qu'on leur vole.C'est ainsi que je n'ose pas porter les bagues de ma mèreCelles qui ont de la valeurUne fois, j'ai vu de la convoitise dans les yeux d'autruiEt pas de l'admiration devant de si beaux bijoux.C'est comme les fleurs sauvages que tout le monde veut s'approprier, le monde ne profite pas assez de l'instant présent.Pourquoi toujours ce désir de possession alors que la nature, si on ne la dénature pas, reste et restera là, pour notre plaisir ?Allez, j'arrête.... je vais dépioter les papillotes...

Michel Giliberti 08/07/2008 13:45



le message et que chacun en prenne conscience et ne se contente pas de le savoir entre deux zakouskis devant la télé. Mais je suis bien d'accord qu'il faut rester fort ne serait-ce que pour aider
ceux qui en ont besoin. Tu sais lorsque j'écris, j'ai besoin de cette identification au monde, ce n'est pas pour autant que je plie sous le poids du malheur, bien au contraire, c'est plutôt une
bouffée d'oxygène qui me libère de l'absurdité ambiante (dont je fais partie d'ailleurs).je suis toujours combatif et optimiste par nature, mais quand le clavier est sous mes doigts je dis
l'essentiel de ce que je veux faire passer.
Ah Bellurette, il est compliqué ton copain...
@ bientôt

Michel



Nath 08/07/2008 13:15

J'ai le coeur en point d'interrogation!Et l'âme pleine de questions!Trouverai-je un jour toutes les réponses?J'ai mal au mal du monde et souffre à celui de l'autre...J'oscille entre la vie qui espère et la douleur du désespoir...Entre le jour envahi de lumière et la nuit qui broit du noir...Je ne suis hélas que moi même.Petite flamme discrète et faible.Qui vacille tant bien que mal. Au gré des épreuves, des rencontres et des batailles.Nathgrim (le 31 Janvier 2007)Bonne journée cher Michel à bientôt.Nath

Michel Giliberti 08/07/2008 13:48


Merci Nath pour votre poème qui met votre âme à fleur de peau ... j'espère que tout le monde appréciera.
 @ bientôt et encore merci,

Michel


Maryse 08/07/2008 12:11

Magnifique portrait, tout en douceur, le fond bleu est superbe, est-ce le ciel ? le sensation que le monde devrait et pourrait être tellement différent est une chose qui vit en moi de puis l'adolescence. Comment oublier que le monde n'est "que ça" ? certains y arrivent, peuvent vivre dans des palaces en cotoyant la misère et s'en foutre. ça me dépasse. Il me semble que les instants de bonheur intense sont ceux où la beauté des choses nous éblouit, où la vie nous apparait dans toute sa splendeur. La vie est précieuse, comme l'eau dans le désert et le drame du monde est bien lié au fait de donner si peu de valeur à la vie au sens large. Alors malgré ta mélancolie bleue des matins, reste ainsi... bises, bonne journée

Michel Giliberti 08/07/2008 13:57



Heureux que tu me parles de ce portrait qui m'a inspiré le poème, car j'ai besoin de placer une photo pour avoir l'inspiration qui en découle.
Et ces yeux baissés m'ont aussitôt dicté ces phrases.
Merci Maryse de partager mes sentiments face à l'injustice et d'avoir aussi su regarder ce garçon. Le bleu derrière est effectivement le bleu du ciel que ma pellicule tungstène à éclairage
artificielle a rendu si intense puisque le ciel était, lui en éclairage naturel.
 je t'embrasse,

Michel



sabineb 08/07/2008 08:24

Très joli poème qui nous rappelle quand même que partout des hommes souffrent et meurent...Au nom de quoi !? Pffff!Bisous, Sabineb

Michel Giliberti 08/07/2008 13:58


Au nom de ses intêrets, Sabineb...
 @ bientôt et merci,

Michel


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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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