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Le blog de Michel Giliberti


Je m’interdis depuis quelque temps de parler politique, non pas que je n’ose le faire ou n’en éprouve pas le besoin, mais bien parce que ce sujet est devenu épidermique chez moi et qu’il me bouffe la tête.
Si je m’écoutais, j’aurais tous les jours de quoi alimenter des articles entiers sur les invraisemblances qui agitent notre monde.
Ces jours-ci, j’écoutais des explications plus farfelues les unes que les autres au sujet de l’augmentation du prix de l’essence à la pompe et je ricanais doucement en pensant à tous ces projets pharaoniques qui continuent allégrement de s’installer un peu partout sur notre planète... comme si les réserves pétrolières étaient au top !
Rien qu’en France, on continue de multiplier les autoroutes. Pourquoi ? Pour les futures diligences ? car on finira bien par se rappeler que le cheval, pour peu qu’il soit bien traité, a une autonomie certaine, lui !
Quid de ces avions démesurés, comme l’Airbus A380, absurdité absolue dans une époque où le carburant devient précieux… Et tout le monde de se disputer la paternité de ce monstrueux et encombrant avion et tous de sanctifier l’objet de notre malheur à venir, totem d’un nouveau genre bâtit sur les immondices de la connerie. La Terre va mal, la famine augmente et il est impossible de loger chacun de nous de façon décente, alors je crois bien que ces grands oiseaux malades de notre prétention finiront dans les campagnes et abriteront, entre deux sinistres éoliennes qui siffleront lugubrement leurs chants qu’alimente le vent, tous les miséreux… une fin assez noble en somme… un dernier voyage à raz des pâquerettes… Je pensais également à ces 4x4 démesurés qui ressemblent à des fourgons de pompes funèbres, aux plantations de colza outrancières qui appauvrissent définitivement les sols et remplacent la nourriture par du biocarburant pour que ces engins de malheur puissent rouler et aux expulsions intempestives des malheureux qui tentent de trouver refuge dans des pays plus « civilisés »...
Bref…, voilà pourquoi je n’écris plus rien sur le sujet… sauf aujourd’hui.

Restons aveugles et muets sur toutes les injustices et dormons du sommeil du juste .
Et  pour aller plus loin encore, vous ai-je parlé de la Chine et des droits de l’homme ?
Vous ais-je entretenu de l’Inde ce pays merveilleux où les petites filles sont considérées comme la lie de la société et peuvent finir à la poubelle, comme de vulgaires encombrants, où les « pédés » sont acceptés dès lors qu’ils sont castrés et qu’ils s’habillent en femme ?
Vous ai-je parlé de ces castes merveilleuses qui considèrent comme « naturel » que vous soyez pauvre et vous écrasent comme des merdes dès lors que vous êtes dans la rue à mendier quelques roupies?
Vous ai-je parlé de ces marchands de rêves qui circulent dans les rues, drapés en orange et promettent un monde meilleur dans d'hypothétiques réincarnations ?
Vous ai-je parlé de ces pays merveilleux où les mafieux polluent la planète au nom du sacro-saint principe de « recyclage » ?
Vous ai-je parlé de ces pays où les gamins travaillent dans des conditions si attractives au nom du libéralisme et de la liberté d’entreprendre ?
Vous ai-je parlé des grands réformateurs de l'ordre moral qui préconnisent le retour au labeur et à la sueur ?
Vous ai-je parlé de la disparition de notre temps, temps de respirer, temps d'aimer les siens, temps de vivre ?
Vous ai-je parlé de ce temps consacré à produire encore et encore, pour gaspiller toujours plus, pour détruire notre petit morceau de Terre jusqu'à ce que les vampires argentiers nous fassent crever pour assouvir leur soif de nos sangs d'esclaves modernes ?
Et de crier aux réformes nécessaires, à l'abolition du temps de travail, à l'expulsion des "sangs papiers", à remettre des frontières que nous avions cru un temps disparues... Illusion ! Tout n'est qu'illusion... le fric, le fric, moteur d'un monde aveugle qui ne sait plus regarder les  fleurs, qui n'écoute plus le chant d'un oiseau, qui n'épouse plus le souffle du vent...
Vous ai-je parlé de tous les
temples de la foi, des dieux improbables et de ceux qui s'en servent  pour vous soumettre un peu plus ?
Ce sera pour une autre fois quand vous manquerez de sommeil…
Quand vous manquerez de foi ! Je viendrai alors vous raconter un de ces ravissants contes d’aujourd’hui, un de ces contes pour les « grands ».
Oui, restons aveugles et muets...

commentaires

Phil à PAU 30/09/2008 23:54

J'aime quand tu cries ta révolte et ta colère : elles sont déjà dans ton regard sur les visages et les corps...que tu reproduis à l'infini en photo ou avec tes crayons et tes pinceaux...Merci d'être cohérent..

Michel Giliberti 01/10/2008 13:54



Je suis un révolté c'est vrai, mais je me muselle, car j'aime aussi à travers la poésie dire de façon plus douce, plus métaphorique ce que j’aurais de hurler en permanence.
merci Phil,

@ bientôt

Michel



Henri-Pierre 03/07/2008 22:33

La seule alternative qui nous reste est de garder intactes notre colère et notre indignation.Ta lucidité te fait voir le mal partout où il se trouve même dans les pays "pittoresques" parés par ceux qui les parcourent en spectateurs pressés de toutes les beautés exotiques.Et toujours la puissance et toujours le fric, le fric, le fric, à relire la Bible je crois que le règne du Veau d'Or est venu. La suite est connue.

Michel Giliberti 04/07/2008 14:25



La suite est connue, effectivement.
Lorsque j’étais petit, je croyais que j’étais riche, uniquement parce que j’étais habillé proprement et que je mangeais bien. Il a fallu attendre mes seize ans et mes nouvelles exigences de jeune
homme pour comprendre que je n’avais rien… Qu’importe, j’avais la vie devant moi. C’est un discours désuet aujourd’hui où l’on veut tout et tout de suite.
Quant à l’exotisme des pays moins heureux que les nôtres, il m’a toujours été pénible d’en entendre parler et mes colères comme mes partis prix viennent souvent de là.
 @ bientôt Henri-Pierre,

Michel



zazou 25/06/2008 22:21

Comme tu dis ça bouffe la tête. C'est pourquoi j'écris ces révoltes sous forme de poèmes. Ca permet d'extérioriser.

Michel Giliberti 03/07/2008 08:34


je suis sur la même longueur d'ondes.
 @ bientôt,

Michel


Neurhoe / tempo fugit 24/06/2008 12:56

Après une longue absence et de gros ennuis cardiaque, me revoilà sur le net.Rien à ajouter à ces mots, seulement il y a la photo et je ne cesse de la regarder. Comme je l'aime ! dans ce monde muet cette photo est si parlante.Bonne journée MichelNeurhone/tempo fugit

Michel Giliberti 24/06/2008 13:03



Neurhone, quel plaisir de vous lire à nouveau... vous savez que vous êtes une des premières rencontres sur la toile et à l'époque tout cela était si balbutiant pour moi...
Je ne savais rien de vos ennuis cardiaques, mais puisque vous en parlez apparemment au passé, j'ose espérer que c'est un mauvais souvenir. Dès mon retour de Toulon j'irais sur sur Temp fugit,
promis.

 @ bientôt Neurhone

Michel



Khem 23/06/2008 09:28

Il y avcait un moment ou j'aimais parler et dire que tout va mal, ouvrir ma geule quoi.....mais depuis quelque temps, ca me desole et je regard de loin

Michel Giliberti 23/06/2008 14:54


Il ne faut jamais baisser la garde Khem... mais je comprends ta lassitude. C'est tout le danger de notre société qui parvient à nous endormir avant même de nous réveiller...

 @ bientôt,

Michel


Nath 21/06/2008 12:28

"Aux armes citoyens...Allons-y!!!"MAIS QUAND NON DE DIEU!!!!!!!!!!!!!

Michel Giliberti 23/06/2008 08:23


Quand vous voulez Nath, mais c'est bien la difficulté de se rencontrer et de se dire « quand ? »
 mais ce qui est certain, c'est qu'on peut laisser Dieu de côté... il ne nous sera d'aucune utilité :O)
 @ bientôt

Michel


Le Che 21/06/2008 08:17

Aux armes citoyens...

Michel Giliberti 21/06/2008 08:30


Allons-y!!!

Michel


Chris-Tian Vidal 20/06/2008 23:31

Je dis merde à Dati, au nabot et à toute leur équipe people au service du texan Bush et toi, JE T'EMBRASSE. Car dans les coups de gueule, après, on cherche de l'humaine affection. Normal, non?Chris-T

Michel Giliberti 21/06/2008 08:05


"L'humaine affection"... "foule "sentimentale", oui, je prends tout en bloc.

@ bientôt,

Michel


Chris-Tian Vidal 20/06/2008 23:22

Michel, ici, en Occident, il y a des choses qu'on ne veut pas entendre et certains préfèrent lire la presse people et savoir la toilette de Dati. Tiens, avec le prix de ses fringues, à la Dati, on pourrait nourrir les mendiants de nos rues de France pour plusieurs mois, non? Il y a des choses qu'on ne veut pas entendre, Michel. Tu le sais, le Français voyage plutôt mal et hors des sentiers touristiques, il ne va pas s'aventurer. Sait-on jamais! Sait-on jamais s'il croisait une maman qui vend son enfant pour 200 ou 400 USD parce qu'elle crève de faim, dans le Sud Vietnam, dans la région du delta du Mékong et que de toute façon, il y a des filières qui se chargeront de faire vendre son enfant. Je me souviens, un été à la Havane, j'ai dû partir pour la campagne : des jeunes filles de pas même la majorité qui vendent leur corps et ensuite, le soir, les voir avec des riches français, allemands, plutôt âgés : je n'en pouvais plus!!! Et je me souviens aussi d'un compatriote gay qui me dit : "Pourquoi tu te prives, c'est le prix d'une coupe de pétillant en France, un beau mec à Cuba". J'en aurais tant d'autres à dire, à écrire, à gueuler! J'ai quitté la Havane, en bus, pour aller loin, dans la campagne, faire du cheval et retrouver un peu de cette fraîcheur de regarder le soir qui tombe et goûter aux délices des fruits tropicaux. Et là, les sourires étaient bienveillants. Les gens étaient sans argent mais partageaient, savaient donner et recevoir. Je ne suis retourné à la Havane que pour prendre mon vol du retour. Effectivement, un beau mec à la Havane, c'est sans doute le prix d'une coupe de pétillant, ici. Eh bien, tu vois, Michel, ce n'est pas tant le procédé qui me choque-c'est la misère qui fait se prostituer-, c'est la manière dont ça m'a été présenté. Et puis, la mère Dati continue à rechercher des fringues et remplir les prisons! Où est la justice dans ce mondial désastre? J'arrête là, j'ai envie de gueuler. Oui, les reconduits à la frontière aussi, parqués comme des bêtes, à Marseille! Je gueule car tu vois Michel, donnez du people au peuple et il ferme sa gueule! Qu'elle est bien habillée Dati, hein? Elle est très belle, cette ministre de son nabot de Napoléon qui travaille dans l'intérêt de la France, bien sûr! Elle a oublié ses quartiers, la traître! Au Nabot et à la, mère Dati, je leur crie : MERDE! Honte à la France!

Michel Giliberti 21/06/2008 08:28



Tout ce que tu décris est le reflet le plus absolument sordide de notre société et j'ai entendu les mêmes propos sur la Tunisie. La prostitution porte en soi les germes du colonialisme le plus
atroce. Je me bats toujours sur place pour les mêmes raisons que toi. L’argumentation d'un tel sujet est délicate et mérite une tribune, mais le fait est là :« consommer » des jeunes gens et les
jeter comme des rasoirs usés, sous prétexte qu’ils ne sont pas chers, me rend malade. J’ai pour ma part beaucoup d'amis en Tunisie. Je les aide de mon mieux sans condition et surtout en étant à
leur écoute, disponibles, fidèles depuis des années, en allant voir leurs parents, en surveillant leurs études, etc., etc. en leur écrivant, en leur téléphonant, et s'il faut en donnant de
l'argent, mais en tout cas de façon désintéressée, car ce qu'il me donne en échange est si beau que c'est inestimable.
Quant à la Dati, comme tu dis, je préfère ne pas m'étaler sur son sujet, car là, aussi une tribune ne suffira pas.
 Je t'embrasse Christian et tout comme moi, continue ta révolte en niant les réflexes fascistes qui consistent à prendre la jeunesse des pays plus pauvres que les nôtres(car nous sommes
pauvre… et notre jeunesse se prostitue également) pour du bétail, de la chair fraîche à consommer.
C'est l'ignominie à l'état  pur.
 
Michel



Maryse 20/06/2008 17:37

je me limite à un commentaire concernant la photo. C'est fou à quel point certaines photos me remuent. La symbolique est tellement forte... ce mec, si jeune,  qui pleure du sang et qui garde un léger sourire sur sa bouche prisonnière. C'est probablement parce que je me sens ainsi dans le fond face au spectacle du monde, à garder en moi des cris silencieux tout en me disant qu'il faut continuer à garder espoir dans l'humanité...en cette période tellement partciulière où l'avenir n'est qu'un grand point d'interrogation. Bravo pour la façon dont tu as su transformer tes photos. Bises

Michel Giliberti 20/06/2008 19:18



Je ne pensais mettre cette photo pour ce que j'avais écrit, mais brusquement elle m'est apparue comme évidente.
Oui, tes cris silencieux et mes cris visuels sont bien la preuve que quelque chose ne tourne pas rond dans notre société.
 Je t'embrasse Maryse, à demain.

Michel



Nath 20/06/2008 14:45

Ah les colères bien légitimes de Michel !!!
Vous ai-je dit moi nos colères qui ressemblent aux votre ?
Celles de mes enfants qui déjà à 20 et 16 ans tiennent les même propos que vous aujourd’hui ?
Elles m’ont bien surprises et laissées silencieuse car je ne me souviens pas que notre jeunesse pensait déjà à tout cela au contraire.
Nous étions animés alors d’espoir, de construction et de fraternité, bref à un monde meilleur….
Ma seconde disait l’autre jour, elle pourtant si pleine de vie, si combative, si insurgée, qu’avec le monde qui se dessinait devant elle, elle serait bien heureuse de n’être plus là lorsque que le pire arriverait…
« Heureusement que la mort est là pour nous libérer à un moment donné même si j’ai envie de vivre longtemps. » dit-elle.

Mais néanmoins, elles se motivent à faire en sorte de ne pas assister sans agir, chacune se destinant  à la cause humaine.
L’aînée au métier d’infirmière et ses envies d’humanitaire.
La seconde également sans trop d’idée précise encore entre psycho, droit et infirmière également…
Quant à moi , vous ai-je dit les promesses d’embauches d’infirmières, d’augmentation des recrutement  des personnels hospitaliers , que nous ne voyons pas arriver pour nous seconder.
Les départs en retraites se font et personne en vue. Les retraités qui font toujours partis des effectifs donc totalisés en présence sur le terrain (un peu comme les morts que l’on fait voter vous vous souvenez ?)
Les personnels que l’on ballade d’un service à l’autre pour combler les manques et qui n’ont donc plus de service fixe. Quand est-il du confort du patient, de ces repères lui qui est déjà fragilisé ?…
"Il parait qu'aujourd'hui le patient est mis au centre et au coeur des soins", c'est une volonté politique. Oui c'est vrai mais savez vous pourquoi? Pour évaluer son coût financier!..Je me suis retrouvée dernièrement comme il y a 6 ans, avant mon avc (Si cela vous tente: accident-avc.skyblog.com, il s'agit de mon vécu),  dans une situation dangereuse, un infirmier en moins, et deux aides soignants et un patient difficile, menaçant d’un passage à l’acte sachant que lui, il passe à l’acte pour tuer… Pau n’a pas suffit, ou est déjà oublié…
Qu’attendre des promesses lorsque que l’on diminue les fonctionnaires, il est si facile de tirer sur eux, seulement, peut-être s’agirait-il de faire des économies de fonctionnaires là où il faut et pas sur ceux les hôpitaux publics !!…
Quand est-il de tout ces malades mentaux qui se retrouvent en prison à cause d’une volonté politique d’il y a plus de 20 ans de fermeture de lits. Au départ en vue d’une humanisation de la prise en charge mais surtout pour mieux masquer les économies de santé envisagées alors. J’étais déjà dans la rue à cette époque  car nous savions ce qui se passerait. Hors un prisonnier en prison, n’a aucune obligation de soins ! Je vous laisse deviner le reste ! Le manque de place, la promiscuité et la folie associée…
A côté de cela, des personnes individuellement se motivent, luttent à leur manière, car ils se rendent compte aussi que les politiques et les pouvoirs public ne feront rien.
Voilà 10 ans que nous nous battons là ou je suis pour assurer notre sécurité, combien de fois sommes nous intervenus pour imposer nos exigences et limiter les dégâts…  
Pour le reste du reste du monde n'en parlons pas … Le chantier est infini…
Il n’y a rien à attendre des politiques Michel, nous ne pouvons que conter sur nous même…
Alors ne gueulons plus et agissons, prenons nous en mains !Bonne après-midi très cher Michel, je vous embrasse:)Nath

Michel Giliberti 20/06/2008 19:30



Je suis bien content que votre commentaire soit si dense et permette de comprendre davantage un autre pan de tous ces désordres de notre société. Il est effectivement troublant de voir des jeunes
gens(et j'en connais beaucoup) qui à l'âge où les rêves ou l'idéologie devraient être l'essentiel de leurs réflexions, ont en tête l'inquiétude de leur avenir, l'inquiétude d'un monde
désocialisé, égoïste, pollué, à moitié détruit et où la rentabilité aveugle continue d'être mise en avant comme l'unique solution.
C'est absolument décourageant. Les promesses que vous souhaitez voir concrétisées et qui ne le sont toujours pas sont autant de découragements bien compréhensibles.
 Merci Nath, merci encore une fois, d'avoir donné de votre temps pour corroborer mes propos.
 @ bientôt et surtout, courage.

Michel



François 20/06/2008 13:07

Michel,"Nous ne laissons pas le monde dans lequel nous vivons à nos enfants, nous le leur empruntons"... et ce que vous dites de ce monde est si juste et lucide..Et je pense à une colère de Bernanos qui prédisait qu'un jour la jeunesse du monde se mettrait vraiment aussi en colère et que ce ne serait pas une colère qu'on calmera "avec des tartines de confiture..." Faut-il s'en remettre (sans demettre) à la jeunesse ?Le jeune homme du Belvédère nous regarde...Sa pureté peut aussi couper comme un cristal..!Nous vivons sur le fil du rasoir... ou comme dans l'oeil du cyclone

Michel Giliberti 20/06/2008 14:03


Personnellement, je n’attends que cette révolte. Il est aisé de souhaiter une révolte lorsque l’on vit à l’abri de pas mal d’errances, mais je sais que je me suis révolté quand j’avis dix-huit ans
et que le sillon existe, porteur des semences d’antan.
Chaque jour m’apporte une désolation de plus et le pire c’est qu’elle nous donnée comme un progrès.
Mon cher François, « sur le fil du rasoir » me paraît en effet être au plus prêt de notre réalité quotidienne.
 @ bientôt,

Michel


xavier-alexandre pons 20/06/2008 13:06

j'aime, c'est un de ces tiroirs de toi que je préfére ouvert, mon père.                   la colère révolté en bandouliière. je n'ai encore jamais eu de voiture (à bientôt 34 ans) c'est considéré comme une tare à notre époque!!!!! mais moi je sais pourquoi je n'ai encore pas de voiture c'est un choix de plus en plus assumé et revendiqué.mais ne te laisse pas avoir par le péssimisme anbiant, c'est leur but et leur moyen des pouvoirs en place de nous dépeindre et faire dépeindre un monde en complete dérive et où tout va mal. c'est une de leurs tactique pour justement pouvoir garder le pouvoir et tenir en laisse encore tout les peuples, mais de plus en plus de gens prennent conscience de ça, maintenant il faut trouver le moyen de réunir toute cette ènorme masse de gens engagé, rèvoltè,afin de ne faire qu'un, car c'est aussi une des forces des pouvoirs en place de tenir les masses isolé et déséspéré.mais que fais tu donc demain les deux personnes ayant laissé des messages précèdant le mien on l'air d'avoir la chance de te voir demain moi aussi je veux te voir.je t'embrasse révoltement.....

Michel Giliberti 20/06/2008 14:25




Je sais ta révolte depuis longtemps. Elle fut même parfois matière à affrontements entre nous deux, car à l’époque tu ne la canalisais pas aussi bien qu’aujourd’hui. Je connais ton parcours et je
suis heureux de l’homme que tu es devenu. Pour le temps qu’il me reste, mon bonheur est tissé de ces fils.
C’est vrai que je n’étale pas ma révolte dans touts les articles, car d’une part, je crois que j’ennuierai tous ceux qui ont la gentillesse de passer par là, mais en plus il faut savoir que pour
moi, au petit matin, écrire dans le silence de l’atelier des textes plus ou moins poétiques de façon spontanée et choisir des photos où la beauté s’étale avec douceur est aussi une thérapie.
Je suis à un âge où tout mon être exige la paix, si je veux de temps à autre avoir assez de matière grise pour me révolter et la faire voler en éclats.
J’écris depuis l’enfance, je peins, bref, tu me connais et tu sais que c’est là un bonheur difficilement égalable… Un exutoire comme on dit, bien que je n’aime pas ce mot.
Quant aux deux personnes qui me voient demain (en fait, il y en trois) ce sont tout simplement des amis, dont le metteur en scène qui a monté ma pièce à Bordeaux, parce que demain je retourne
là-bas pour assister à la dernière représentation avant la reprise en octobre.
En attendant mon bébé, j’accepte avec volupté ta bise de révolte, elle me tonifie.
J’en profite pour te dire combien j’ai aimé tes dernières photos. Tu es un des jeunes photographes les plus doués de ta génération.
Je t’embrasse tendrement.

Papa



TERRACOL Jean-Pierre 20/06/2008 12:18

Tout ce que tu écris là est tellement vrai et inquiétant de lucidité", mon cher Michel ... La terre ne tourne, hélas plus rond, et ses habitants confrontés de plus en plus à la misère pendant que quelques privilégiés en veulent toujours plus ...Ne sois surtout ni aveugle, ni muet, et reste cet homme vrai, talentueux, respectueux et sensible que nous aimons ...A demain ... BisousJP

Michel Giliberti 20/06/2008 14:27


Merci Jeean-Pierre, je sais que tu vis les mêmes révoltes que moi et qu'il est difficile de se taire...
 @ demain que j'oublie tout,

bises,

Michel


*MeL* 20/06/2008 11:53

Bonjour Michel,En tout premier lieu je tiens à te présenter mes excuses  pour mon commentaire précédent ...je venais de lire dans des ailleurs de méchantes histoires ayant pour illustrations des vilains balais et de pauvres femmes....j'avais " le bouilli" Tu me pardonnes ste plé  ? Je te préviens si tu me tires les oreilles samedi ...ben moi, je te ferais  un gros bisou sur ta joue droite na! :-)..et on ne touche pas à mes oreilles hein  ....! nan mais !Ton post là, est magnifique de vérités..... tu sais je dors souvent mal....quand j'étais jeune je dormais du sommeil du " juste " je faisais de beaux rêves où tout le monde pouvait être gentil.. mais maintenant que l'âge est là, mes rêves sont devenus bien souvent des cauchemars ....et malgré que nous soyons nombreux de part le Monde à crier qu'il faut que ce Monde devienne plus juste ...j'ai peur pour le futur ( pas le mien, il est restreint ) Regardons et Dénonçons ... plus de bandeau sur les yeux, plus de bouches cousues ...Merci pour nous avoir loffert ce texte magnifique  Mel

Michel Giliberti 20/06/2008 14:34



Je ne tirerai pas les oreilles, promis... Dénoncer c'est ce que je fais parfois, bien que ce me semble lettre morte. Il est facile aujourd'hui de signer une pétition, un clic est c'est fait. On
peut ainsi se sentir citoyen responsable, je le fais moi-même, mais dans le fond, quelle révolte d'assistés ! On se donne ainsi bonne conscience, mais on ne se lève pas. Désormais, la révolte
passe par la pétition convenue , c'est assez dérisoire dans le fond même si toutes ces signatures ont un poids, je pense que rien ne vaut la révolution de masse dans la rue.
 Bon, je sens que je vais m’énerver et ça va repartir...

 Bisous et à demain Mel



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