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Le blog de Michel Giliberti

les-ailes-mortes-du-desir.jpgIl parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Les chemins balayés par les vents brûlants du désert ouvraient bien des clartés, mais sans cesse, devant lui, l’oiseau mort oscillait au fronton des palais.
Ses rancoeurs, ses frayeurs et ses ressentiments vivaient là bien au chaud dans sa tête meurtrie.

Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…
Un langage inutile à l’orée de ses frasques ; un sourire d'arme blanche pour ses rêves à venir à l’usure de son cœur.
Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…

Et je garde la blessure de ses gestes de sang, comme on garde en mémoire le parfum de l’amant.
Et la foule ne voit que ses yeux qui s’engagent, alors même qu’ils s’éteignent au milieu des sourires.

Il parlait à ses rêves comme on parle à ses morts…

commentaires

N
je passe telle une ombre, un voile discret, comme un souffle...
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M
ça me convient... @ +michel
H
Je passe sur la pointe des pieds, ne surtout pas troubler le murmure précieux de tant de poésie.
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M
Poésie toujours liée à l'enfance et à ses mystères... merci Henri-Pierre.@ bientôt,Michel
T
quand je lis et lis à nouveau ces lignes, je pense à ce texte "zombies" mis en ligne il y a quelques jours, une certaine similitudes dans la pensée... enfin, juste mon avis !http://www.jj-tryskel.org/article-13398688.htmlJj
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M
Certainement... Tu as raison.Je crois qu'un peintre fait toute sa vie le même tableau, qu'un auteur écrit le même livre... et que ses névroses ne s'arrangent pas, hélas ! @ bientôt,Michel
*
Tableau parfait comme toujours .... mais comme toujours avec des arcanes à suvre ... interpellation sur son moi , enfin pour moi.
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M
Et oui, Mel... Les arcanes, (même si c'est pas mon truc) restent en matière de mots et de poésie, de beaux moyens d'ouvrir l'imaginaire... @ bientôt Mel, bonne soirée,Michel
M
Tableau onirique,  ton personnage a l'air perdu sous cette voute où il reste figé, n'osant pas regarder devant lui. J'espère qu'il a ensuite coupé la corde qui tient l'oiseau mort, chassé le cheval et quitté la colonne protectrice pour aller allumer ses yeux avec des sourires... Bonne journée
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M
Comme ce tableau résume à peu près tous les fantasmes qui ont cohabité avec moi depuis l'enfance, je peux t'affirmer en connaissance de cause qu'il a bien fait tout ça, même si parfois il rechute. @ bientôt,Michel
A
Le mystère ou le lien, quel est-il entre le personnage inquiet, l'oiseau pendu et le cheval fougueux ?Le texte est beau.AmitiésAlain
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M
Le cheval a boité, l'oiseau a chuté, l'homme a buté ... c'était il y a longtemps. Ils tentent de se relever et je m'y emploie. @ bientôt,Michel

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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