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Le blog de Michel Giliberti


la-memoire-de-demain.jpgDepuis quelque temps, je ne parle plus de politique, pas plus que des injustices et des atrocités dans le monde. Et pourtant, je les vis avec amertume... elles ont même inspiré mon dernier roman bientôt publié... peut-être est-ce à cause de lui que je n’en parle plus ?
Je me suis nourri durant des mois de l’horreur du drame humain et des guerres qui l'ont construit. J’avais besoin de faire un break.

Mais demain, c’est hier… La mémoire des terreurs passées continue de nourrir les rêves meurtriers à venir.
Ainsi, les opprimés continueront à être opprimés, les tyrans continueront à tyranniser, etc. Triste avenir !
En 1986, j’avais fait ce tableau au titre évocateur qui mettait en scène de façon allégorique ce leitmotiv de l’épouvante.
Des enfants, symbole de l’avenir, le regard porté vers des rives inconnues, sont pourtant entourés des stigmates de la guerre… ruines, arbres calcinés, masques à gaz sur un pic, casques, et missiles en arrière-plan.
La mémoire des tragédies ne les protège de rien…
Ils portent en eux, comme un mal qui ronge, la mémoire de demain !

commentaires

Michel - Faux rêveur 02/10/2007 18:09

Réflexion profonde, et toile dont il se dégage un étrange mais puissant sentiment de paix malgré le décor... Calme avant la tempête, peut-être, mais n'est-ce pas toujours ainsi en ce monde ? Tout est latent, tout est encore possible... si seulement...

Michel 02/10/2007 18:15

Tout est latent, tout est possible...Et c'est bien ce qui m'inquiette... Le possible qui deviendrait l'impossible.Merci FR,@ Bientôt,Michel

Nath 29/09/2007 11:07

Et ce n'est pas fini.

Michel 29/09/2007 12:37

En Birmanie, pour ne citer que ce monstrueux exemple...Michel

jerem 27/09/2007 20:47

Ce tableau me fait penser à Romulus fondant Rome sur les cadavres de Remus et ses compagnons et contemplant au loin des Sabines que l'on ne voit pas et qu'il s'apprête à faire enlever.Quant-aux enfants assis, on dirait ces petits Romains que l'on nourrissait jadis au son héroïque de la geste de leur cité comme si l'on devait se glorifier du sang répandu de Remus.Après tout, notre civilisation n'a-t-elle pas tendance à valoriser, avant tout, les gestes guerrières, d'Alexandre à Napoleon en passant par César et Charlemagne?

Michel 27/09/2007 21:43

Tu me donnes froid dans le dos, car j'imagine tellement le nom de l'empereur actuel... :o)et c'est si vrai ce que tu dis...@ bientôt,Michel

Inès 27/09/2007 15:51

Fixe et fataliste?J'sais pas, y a tout de même une petite moue qui trahit l'ennui et se défait de la fixité!Toujours est il que j'apprécie énormément...Bien à toi.

Michel 27/09/2007 15:58

Merci Inès, @ bientôt,michel

Ines 27/09/2007 13:57

Je remarque l'indifférence portée par le regard et le pied ballant! Je sens quelque chose comme un filet d'espoir suspendu à ces ruines...sont elles blasées ou insouciantes ou courageuses tout simplement?Bien à toi.

Michel 27/09/2007 14:26

Pour le pied, je mentirais si je te donnais une réponse exacte bien que de toute évidence, il est ,pour moi, sans espoir d'une marche quelconque...  mais pour le regard, je l'ai voulu fixe et fataliste, bien qu'on n'en voit pas grand chose dans une si petite reproduction, le tableau, une fois encore était très grand. @ bientôt,Michel

bellelurette 27/09/2007 13:52

Exact cher terrien. Et le langage ???? Les chiens ou autres se comprennent très bien et n'ont pas eu besoin de je ne sais pas combien de langues pour se comprendre. Un jour en Espagne, je faisais la réflection tout haut : "Tiens, les chiens ont le même langage ici que par chez moi..".

Michel 27/09/2007 14:21

Ouah! ouah!:o)Michel

bellelurette 27/09/2007 12:51

Ne serions-nous pas, nous les humains, une magnifique erreur sur la planète??Je reprends au-dessus une de tes phrases en réponse à un commentaire.C'est exactement ce que je pense ! Nous ne sommes pas faits pour cette planète.. car dès le début, il nous a fallu le feu pour nous réchauffer, et puis cuire nos aliments, et puis et puis...En bref, nous sommes des éternels insatisfaits, il nous manque un truc depuis le début.

Michel 27/09/2007 13:21

Et en plus maintenant, il nous faut des blogs... un comble, non? alors que tu aurais passer chez moi me livrer tes potimarons, moi je serais venu te livrer un caillou gravé d'un dessin... parfois on se serait donné des coups de massue...  Hé oui, de vraies erreurs, chère terrienne.@ bientôt,Michel

G de B 27/09/2007 10:34

J'aurais pu écrire la première phrase. Il n'y a guère de quoi être optimiste...Malgré tout, les moines birmans me mettent un peu de baume au coeur, mais j'ai bien peur que tout ça ne finisse dans un bain de sang.

Michel 27/09/2007 12:20

Je n'ai pas voulu parler des moines Birmans dans cet article pour ne pas faire trop démago... c'est un sujet brûlant et délicat et je ne suis pas journaliste pour le traiter avec calme et détachement... mais puisque tu m'en donnes l'occasion, je peux te dire que c'est le sujet qui, aujourd'hui, m'a donné envie de me rappeler de ce tableau ancien dont le thème est le voyage jamais terminé dans les atrocités de notre monde. @ bientôt,Michel

Maryse 27/09/2007 10:01

Il est bien vrai que la mémoire des tragédies ne protège en rien les enfants d'aujourd'hui. Ton tableau parle de lui même avec la nudité des corps dans ce paysage dévasté. Nous entendons parler sans cesse de "devoir de mémoire", mais il s'agit de la mémoire de ce qui s'est passé chez nous, et pendant ce temps ça continue ailleurs...j'essaye de rester optimiste en me disant que l'homme est assez intelligent pour un jour enfin arriver à vivre mieux sur cette terre, mais quand ?  bonne journée Michel

Michel 27/09/2007 12:12

C'est pour cela que j'avais réagi dans un article aux propos de Pascal Bruckner qui (pour shématiser) disait qu'une fois les fautes dénoncées, on devait tourner la page sur les erreurs passées et notamment les colonies... je trouve ça assez léger. C'est comme en religion, une prière et hop, on est pardonné et on peut recomencer... Trop facile. @ bientôt,Michel

François 27/09/2007 09:33

On peut dire de la violence et de l'histoire ce qu'on dit de la nature : nous ne laissons pas le monde en héritage à nos enfants, nous le leur empruntons.. Cela devrait nous rendre plus responsables... et pourtant !!!Plein d'amitiés pour vous Michel,François

Michel 27/09/2007 12:06

Est-ce que nous sommes prêts d'être responsables.? J'en doute . Ne serions-nous pas, nous les humains, une magnifique erreur sur la planète??Mais bon, faut bien qu'on s'aime un peu, et c'est pour cela que l'erreur Michel envoie toutes ses amitiés à l'erreur François... :o)Michel

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