Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Michel Giliberti

F-cheveux-3.jpg
Je glisse et m’enlise
Dans ton secret le moins lisse,
Je vais et balise
Tes ardeurs que je palisse.
Ta peau sous mes mains
Que la nuit masque et désarme
Jusqu’au lendemain
Se rebelle et puis m’alarme.
Si sombres mes cernes
Azurés comme la mer
Sont là qui te cernent
De mes jouissances amères.
J’irise et j’inonde
L'antre de ta parole
Qui souffre et qui gronde
De ce transit qui l’affole.
Je tombe et m’enterre
Contre toi et te respire,
Quand se désaltère
Ta bouche dans un soupir.
Puis je me retire
Pour enfin te regarder
Sourire et me dire
Que tu voudrais bien fumer.

© Giliberti / 2007

F-che-2.jpg

commentaires

E
Un poème écrit d'une main de maître, les mots érotisent magiquement ce succulent moment de plaisir. Ce corps allongé subjugue le bonheur de la jouissance qui extase le regard. Une douce caresse charnelle ensorcelant l'âme corporelle d'un être à l'aura sensuelle. Un pur délice!
Répondre
M

Vous me donnez envie d'en écrire un autre :o)

@ bientôt et merci,

Michel


N
...Bisoux Michel @+
Répondre
M
À toi aussi Nath.Michel
P
Ce granfred m'a l'air bien petit ;-)Rassure-toi Michel... tu as des milliers de personnes qui admirent ton travail.
Répondre
M
No comment... mais merci tout de même.@ bientôt,Michel
G
HelloFranchement, çà devrait pas rester dans les anales de la pléîade ce genre de litterature.Quant à dire que tout cela tient de l'imaginaire...d'un romancier, je ne pense pas.
Répondre
M
Mon cher Fred, l'idée de finir dans la Pléiade vient d'une pensée extrêmement saugrenue... La tienne ! Quelle idée ! Je plains celui qui aurait comme objectif de finir dans la pléiade... je ne connais pas vraiment d'auteurs qui y pensent. Je suis publié depuis dix ans, ça me sufit. Quant à la part de l'artiste dans ce poème, elle n'est que la traduction de moult souvenirs... oui, j'ai beaucoup vécu, intensément, magnifiquement, et toi?Michel
M
un zeste d'érotisme habilement offert avec juste ce qu'il faut de pudeur, et la fin de ton texte "la cigarette après l'amour", permet au lecteur de terminer  le poème avec un sourire.( enfin je parle pour moi, bien sur !) bonne journée
Répondre
M
Ah... alors, si j'arrive chez toi, dois-je venir avec un paquet de cigarettes? :o)La cigarette après l'amour, c'est un vieux souvenir pour moi, vu que je ne fume plus de 77, mais je fais beaucoup fumer... Blague à part, merci Maryse d'avoir aprécier. @ bientôt,Michel
F
Michel, vous dites si bien l'expérience de "se trouver en se perdant"...La joie et l'évidence d'avoir approché l'infini sont signes de l'Amour... Plein d'amitiésFrançoisX
Répondre
M
Je vois à votre signature que vous avez une connaissance en "profondeur"des choses de l'amour mon cher François... ça me ravit. Et "se trouver en se perdant "vaut bien "Se perdre à se trouver"... @ très bientôt,Michel
P
alors que que je suis tellement dans la mienne et me demande si tout n'est pas là!! et que la partager n'est pas de trop.
Répondre
M
Et comment tu es dans la tienne?... @ bientôt,Michel
P
c'est fou comme tu es dans ta tete, cela me fait peur d'etre dans la mienne plus que dans l'exterieur. ( et pourtant)!!!!!!!!!!
Répondre
M
Comment je suis dans ma tête?... Dis-moi tout. je t'embrasse,Michel
F
j'aime le rythme de ce poème, qui parvient sur un thème si intime à n'être pas une fois impudique, à faire sentir la vie, l'amour, le partage... sans que le lecteur se sente coupable, voyeur... sans qu'il ressente autre chose que ton invitation à se souvenir avec toi de ce moment que tu nous contes...bravo pour cet art que, malgré une certaine pratique de la poésie à une époque de ma vie (et parfois ça me reprend encore), je sais que je ne posséderai jamais...
Répondre
M
Moi, je suis sûr du contraire et je t'attends... @ bientôt, Fr et merci,Michel

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

Hébergé par Overblog