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Le blog de Michel Giliberti

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 Mosquée-

Juste avant la nuit, juste avant le sommeil, quand tout devient silence et que les belles pensées se réveillent, je me dis que les hommes sont à l’image des sources claires qui alimentent les fleuves avant que ces derniers ne se jettent à la mer. Rien d’autre.
Les minarets, les églises, les synagogues, et autres lieux de cultes, ces fleuves bouillonnants qui font grossir tant de creuses conversations sur nos différences d’identités, ne devraient-ils pas plutôt alimenter notre unité terrienne, cette mer unique, cette tache bleue encore vivante dans un univers si noir où seul "l’esprit" devrait prendre la parole?

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De tous nos combats fratricides, de cette promiscuité des sens, de cette alliance des divorces, je garde au cou les marques mauves de tes dents, comme des perles inestimables et comme autant d’azur dans les heures noires de nos délires.
J’ai tant aimé te voir m’aimer, te voir sourire, te voir dormir.
J’ai eu si peur de tes silences, de mes secrets, de nos colères…
Comment te dire la beauté de ces combats d'amour ? 
Je suis né de tes mots et c'est des miens que je mourrai, mais avant, comme la pluie parfume les jardins aux heures chaudes de l'été, mes larmes sur tes joues sauront embaumer ton sommeil.


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L
a lumière, sur ton visage, palpitait comme celle des fougères dans les forêts profondes.
Tes yeux, élytres de méloé, miroitaient dans l’éclairage vert des halogènes.
Ta bouche brulante comme une liqueur d’anis donnait envie de tout piller, tout saccager et mettre fin à l’or de ce vert incandescent qui, comme la tache de jade à l’œil de la sarcelle, focalisait toute l’attention sur ton regard.
Alors, préférant le cyan aux sentiments, je décidai de fuir l’excès si vert de mes désirs sous cantharide et comme une malheureuse cétoine dans le ciel bleu, je me contentai de quelques roses sauvages dont l'absinthe des tiges ne parvint pas à m'ennivrer.

 

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C’est un satin docile,
Un enfant de l’exil,
Mais un rebelle aussi
Et ça lui va si bien.

 

C’est un oiseau subtil
Un prince sans aigrette
Mais un sujet pour d’autres
Et il s’en moque bien.

 

C’est une eau fraiche et claire
Une eau qui désaltère
Mais les remparts d’ici
L’empêchent de fluer.

 

C’est un satin docile
Qui scintille dans la nuit
Quand nos mots font tomber
Les entraves inutiles.

© Giliberti 

Et surtout n'oubliez pas ce petit refrain... Do, ré, mi, Fa, Sol, La...Sida

 

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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