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Le blog de Michel Giliberti

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Le sommeil, cette douce petite mort, cet oubli de soi et des autres, te rencontrait parfois quand, à longtemps poser, tu rêvais d’un ailleurs où ton âme recelait des aventures plus terrestres.

Dans ces moments-là me venaient des envies de partir et de te laisser tranquille.

Ma pudeur naissait, quand la tienne s’enfuyait. J’aurais voulu te peindre ou voler ton image, avec l’agilité d’un enfant qui, silencieux et secret dans les jardins profonds, s’empare des fruits mûrs convoités.

Mais alourdi de remords, je poursuivais mon travail attentif de peintre et toi, léger comme l’air, tu demeurais assoupi, à poser dans ta beauté première.

 

 

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Comment vous dire ? Comment vous expliquez l’aventure qu’il m'a été donné de vivre hier après-midi,  alors que j’accompagnais un ami handicapé qui dépend du RSI (Régime Social des Indépendants) à la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) ; caisse du régime général, comme chacun sait.

Celle-ci avait convoqué mon ami pour un contrôle de ses droits à toucher son AAH (Allocation Adulte Handicapé), bien que ces derniers courent jusqu’en 2014 (des fois, qu’entre temps, il serait passé par Lourdes). Il lui fallait justifier de son invalidité afin de savoir si l’aide reçue de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) ne dépendait pas en fait de la CRAM (Caisse Régionale d'Assurance  Maladie) alors qu'en réalité depuis plus de cinq ans il dépendait de la RAM (Régime Assurance Maladie des Indépendants).

Devant la judicieuse série de sigles et autres abréviations jargonnesques, au bout d’un moment, la CRAM se noya dans la CAF et bouda la RAM, elle-même dépendante de la CDAM. (Caisse Départementale d'Assurance Maladie) Je ne suis certainement pas très clair, mais j’ai des excuses…

Au bout d’une demi-heure de débat an-alphabétique, le médecin conseil de la CPAM perdit lui-même son latin ne comprenant pas pourquoi on avait convoqué mon ami à la CPAM alors qu'il ne dépendait pas de ce régime. Il envoya donc la secrétaire chercher le fameux "dossier", que, bien sûr, elle ne trouva pas ! Celui-ci avait du s'égarer quelque part entre la CAF, la CRAM, la CPAM, la RAM et probablement encore d'autres entités mystérieuses. Le médecin resta muet un court instant puis demanda à sa secrétaire de transmettre le dossier à la DDAM (Direction Départementale de l'Assurance Maladie) espérant sans doute qu'elle pourrait tirer quelques conclusions d'un dossier virtuel !



Photo anonyme captée sur za-gay-org

Plus tard, totalement SA (Sidéré et Abruti) par ce PC (Parcours du Combattant) et bloqué dans ma voiture, au centre de la pollution, du bruit et de l’ambiance électrique de la ville sous la pluie, j’ai eu l’irrésistible envie de me retrouver dans ce qui reste de la forêt Amazonienne avec un magnifique GEP (Gigantesque Étui Pénien) pour récupérer un peu de ma superbe écornée par la BUS (Bureaucratie Usante et Stalinienne).


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Jean-Charles /1973

Un peu de Balmain sur mes joues

Et nos heures d’avant, les parfumées, reviennent me tourmenter.

Ces heures, quand dormir n’était pas nécessaire.

Ces heures, quand mourir n’avait pas de sens.

 

Un peu d’Eau Sauvage sur mes doigts

Et nos heures d’amour, les nourricières, reviennent me secouer

Ces heures, quand gueuler ne privait pas d’allure

Ces heures, quand pleurer pouvait aussi faire rire.

 

Un peu de Guerlain sur mon cou

Et nos heures d’ivresse, les insolentes, reviennent me déchirer

Ces heures, quand frapper n’était qu’une caresse

Ces heures, quand crever ne voulait dire que vivre.

 

© Giliberti / 2009


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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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